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Synapcell part à l'assaut de nouvelles pathologies

Isère le 22 juillet 2015 - Laurent Marchandiau - Tech et Médias - article lu 453 fois

Synapcell part à l'assaut de nouvelles pathologies
DR - Corinne Roucard, présidente, et Yann Roche, directeur général de SynapCell.

En à peine 10 ans, la startup grenobloise Synapcell, est devenue le leader mondial sur le marché de l'épilepsie. Disposant d'une technologie unique permettant de tester l'efficacité thérapeutique des molécules, l'entreprise compte désormais s'adresser à de nouvelles pathologies touchant le cerveau : Parkinson, autisme et schizophrénie.

Alors qu’elle vient de fêter ses 10 ans, la startup grenobloise Synapcell, implantée à la pépinière d’entreprises Biopolis, s’ouvre à de nouveaux marchés. Fondée en 2005, l’entreprise, 11 salariés, a mis au point une technologie prédictive permettant l’optimisation de médicaments afin de soigner les pathologies du cerveau. « Nous travaillons sur l’efficacité thérapeutique des molécules. Nous étudions la façon dont elles communiquent entre elles en mesurant et en enregistrant l’activité électrique », expliquent en chœur Corinne Roucard et Yann Roche, respectivement présidente et directeur général de Synapcell.

Et ça marche ! Les solutions développées par la startup ont permis de hisser la société sur la première marche du podium mondial concernant le marché de l’épilepsie (60 % de parts de marché.) « L’épilepsie, qui est dysfonctionnement de l’activité électrique dans le cerveau, les neurones se déchargeant subitement, touche 1 % de la population avec des symptômes variés (convulsions, mais pas que.) 10 % de la population est atteinte d’autres dysfonctionnements du cerveau tels que l’autisme (reconnu comme une maladie), la schizophrénie ou encore Parkinson », souligne Yann Roche.

Concrètement, Synapcell intervient en amont de la mise sur le marché des médicaments, en particulier lors de la phase de R&D. Les laboratoires pharmaceutiques soumettent leurs molécules. Synapcell les teste, permettant ainsi d’éviter l’écueil de la phase d’essais cliniques et de réduire les coûts, la recherche de nouvelles molécules s’échelonnant sur 6 à 8 ans. En effet, ces phases ont un taux d’échec de 80 % et nombre de médicaments ont des effets secondaires importants pour une efficacité trop faible. « Le coût d’une nouvelle molécule sur le marché est estimé à 4 Md€. D’où l’intérêt de trouver la bonne dès le départ. C’est ce à quoi nous nous employons », précise Corinne Roucard.

Les résultats probants que Synapcell a remportés sur le marché de l’épilepsie leur permettent aujourd’hui d’adresser des marchés plus conséquents, la schizophrénie, Parkinson et l’autisme. En l’espace de 10 ans, plus de 100 molécules ont été qualifiées par Synapcell au profit de 25 industriels pharmaceutiques principalement situé aux États-Unis, Canada et Japon. Ayant réalisé un chiffre d'affaires de 890 000 € en 2014 dont près de 90 % à l’international, la startup compte, d’ici trois ans, gagner entre 5 % à 10 % de parts de marché sur les secteurs liés à la maladie de Parkinson, l’autisme et la schizophrénie tout en recrutant trois personnes à court terme.

Laurent Marchandiau



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