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Synapcell en tête d'affiche du projet COinside

Isère le 23 octobre 2015 - Laurent Marchandiau - Tech et Médias - article lu 228 fois

Synapcell en tête d'affiche du projet COinside
DR - Corinne Roucard, présidente, et Yann Roche, directeur général de SynapCell.

Retenu en mars dernier lors du 19e appel à projets du fonds unique interministériel, le projet de R&D COinside porté par la startup grenobloise Synapcell est désormais lancé. Celui-ci ambitionne de doter l'industrie pharmaceutique de la première technologie prédictive dédiée aux maladies du cerveau.

C’est un projet d’envergure chiffré à 1,89 M€ dans lequel s’inscrit la startup grenobloise Synapcell, spécialisée dans la recherche prédictive sur les pathologies liées au cerveau.

Baptisé COinside et labellisé lors du 19e appel à projets du fonds unique interministériel (FUI) en mars dernier, ce projet de R&D a pour objectif de doter l’industrie pharmaceutique de la première technologie prédictive dédiée aux maladies du cerveau, en particulier la maladie d’Alzheimer et la schizophrénie. Un enjeu crucial du fait que 35 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’Alzheimer. Une pathologie qui atteindra probablement les 135 millions d'individus d’ici 2050. D’autant plus que la Haute autorité de santé (HAS) estime qu’aucun traitement actuel n’est en mesure d’endiguer la progression de ces maladies.

La technologie de Synapcell en première ligne

D’une durée de trois ans, COinside est porté par Synapcell à laquelle se sont associés deux acteurs grenoblois dans les biotechnologies, l’entreprise Cellipse (spécialisée dans les thérapies ciblées contre le cancer) et Grenoble institut de neurosciences (GIN.) Et pour cause, l’entreprise grenobloise a développé des solutions prédictives lui permettant de se hisser sur la première marche du podium mondial pour le marché de l’épilepsie avec 60 % de parts de marché détenues.

Sa technologie éprouvée et duplicable à une majeure partie des pathologies du cerveau offre ainsi la possibilité de détecter en amont les molécules les plus efficaces. Concrètement, les laboratoires pharmaceutiques soumettent leurs molécules, la startup les teste et analyse la réponse sur l’activité électrique cérébrale permettant ainsi de savoir quelles molécules sont les plus à même d’avoir un effet positif sur une pathologie identifiée.

Quant à Cellipse, elle apportera son expertise et ses actifs moléculaires à Synapcell afin d’obtenir un « candidat-médicament » développé par Cellipse et validé dans le cadre de COinside d’ici l’horizon 2019. « Ce projet, stratégique, va permettre à l’industrie pharmaceutique de diminuer considérablement les échecs en phase d’essais cliniques soit après 6 à 8 ans de recherche et après des investissements lourds aussi bien en terme financier que d’espoirs anéantis pour les patients », conclut Corinne Roucard, présidente de SynapCell.

Laurent Marchandiau



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