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Sylvie Breton, une vie de défis

Loire le 23 janvier 2014 - Marine Graille - Actualités - article lu 1585 fois

Sylvie Breton, une vie de défis
(D.R.)

Jovial.

Dynamique. Sylvie Breton ne peut inspirer que la sympathie. Les cheveux courts légèrement poivre et sel, le sourire franc et une tenue vestimentaire décontractée. Sa personnalité se révèle rapidement fidèle à son physique. Et lorsque ce petit bout de femme évoque son parcours, ses yeux brillent d’une certaine fierté.
Son enfance, Sylvie l’a passé à Vernon dans l’Eure où elle a vécu jusqu’à ses 21 ans. Dès l’âge de 5 ans, c’est dans le bain de la musique qu’elle a été plongée. Et plus particulièrement le piano. «Tout le monde pratiquait un instrument dans la famille. Mon père et mon frère faisaient du violon et mon autre frère, du violoncelle. Souvent, nous faisions avec mes frères, des trios. » Si Sylvie a fait le choix du piano, « c’est certainement parce que je trouvais que l’apprentissage était plus facile que pour d’autres instruments. Finalement, avec la pratique, ce n’est pas aussi facile que cela », confie t-elle. Pendant 6 ans, la jeune normande, va étudier au conservatoire de Rouen pour développer sa passion du piano. Une passion qui devient au fil des mois, un peu trop pesante. «  Cette période a été un peu difficile pour moi. Je travaillais pendant 4-5 heures par jour mon piano et pendant les vacances, cela pouvait aller jusqu’à 8 heures. Et puis le côté individuel de cet instrument a fini par me peser. » Elle finit par arrêter le piano et n’y reviendra jamais vraiment. L’enfance et l’adolescence de Sylvie n’a pas été bercé que par la musique. La politique et plus particulièrement le Parti socialiste, été présent dans la famille normande. Son père était d’ailleurs secrétaire au PS de l’Eure. « Je ne sais pas ce qu’il penserait aujourd’hui de son parti. Personnellement je ne me retrouve plus tellement dans leur discours. »

«  Des virages à 180 ° »

Le piano abandonné, la jeune fille, fraîchement mariée, finit par suivre son époux muté à Firminy. Le couple s’installe dans un appartement à la Ricamarie. « La première image que vous avons eu de la Loire n’a pas été réellement positive. Le froid, le langage, l’accent très prononcé… Pourtant très vite, nous nous sommes rendus compte que ce territoire était bien différent. Chaleureux, accueillant, solidaire… »
La Ligérienne d’adoption, continue d’avoir de l’ambition. Elle valide un BTS communication et effectue un stage dans une entreprise de la Loire qui finira par l’embaucher. Trois années plus tard, Sylvie intègre un cabinet de reclassement. Mais la jeune mère de famille, ne peut (ou ne veut) pas rester en place et elle devient chargée de communication chez Decobecq où elle restera quatre ans. Sylvie prend alors un virage à 180 ° et intègre le Greta en tant que coordinatrice des actions de formation. Pour consolider son bagage « diplôme », elle obtient une licence AES (administration des entreprises) puis un DESS gestion des entreprises d’insertion. Après l’obtention de ce diplôme, elle prend les rênes d’un centre de formation d’insertion. Une expérience humaine, qui l’a marqué car « faite de rencontres parfois compliquées certes, mais j’avais avant tout besoin de me rendre utile pour des personnes qui étaient en difficulté. Nous avons eu de belles réussites ».

« Je ne regrette rien »

Et puis…nouveau virage à 180 °. Après 7 ans à la tête du centre de formation, Sylvie Breton prend la direction de la mutuelle stéphanoise (MPCL) où elle s’est retrouvée face à un public bien souvent agressif. Sylvie ne se sent visiblement pas dans son élément et a envie d’autre chose. « A 50 ans, je savais qu’il allait être difficile de trouver du travail. L’opportunité d’ouvrir une franchise de services à la personne s’est alors offerte à moi. J’ai la fierté d’avoir crée ma propre entreprise mais aussi d’avoir crée des emplois. » Aujourd’hui, Sylvie Breton est une vraie chef d’entreprise, mandataire du CIBC du Medef Loire, et qui assume son parcours professionnel atypique qui selon elle, ne l’a jamais empêché d’avoir une vie de famille épanouie avec ses 5 enfants. « Je reste persuadée que l’on peut cumuler beaucoup de choses. Toute est une question d’organisation. » Son parcours, aussi disparate qu’il puisse paraître, Sylvie Breton en est fière et même le revendique. « Je me suis lancée des défis. J’ai fait des choix passionnés, et aujourd’hui je ne regrette rien. »

Marine Graille


Un lieu : partout si c’est avec l’homme que j’aime

Une date : le 16 octobre 2012, la signature de mon premier contrat

Un personnage :
François Mitterrand

Une ambition :
Réussir

Une phrase :
« Chaque personne, tous les éléments de notre vie sont là, parce que nous les avons attirés là. Ce que nous choisissons de faire avec eux n’appartient qu’à chacun de nous » (Richard Bach)



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