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Susciter l’intérêt du public pour la recherche

Isère le 08 mai 2014 - Laurent Marchandiau - Actualités - article lu 548 fois

Présenter, vulgariser plusieurs années de recherche tout en suscitant l’intérêt du public.

C’est l’objectif du concours international francophone « Ma thèse en 180 secondes. » Réservé aux doctorants, ce concours lancé au Québec en 2012, arrive pour la première fois sur le sol français. Organisé à l’échelon national par la Conférence des présidents d’université (CPU) et le CNRS, pas moins de 15 régions participent à cette première édition.
Concrètement, « Ma Thèse en 180 secondes » propose aux doctorants de présenter leur sujet de recherche devant un jury composé de chercheurs, journalistes, représentants de la CPU et du CNRS ainsi que devant le grand public. « Chaque région volontaire organise sa sélection. En Rhône-Alpes, les doctorants peuvent se présenter en candidat libre ou être accompagné à travers une formation spécifique mise à disposition par l’Université de Lyon et celle de Grenoble leur permettant d’apprendre à vulgariser leurs travaux et les aider à communiquer oralement », précise Christelle Goutaudier, responsable du service Études Doctorales et du Collège Doctoral à l’Université de Lyon, également co-organisatrice de la finale régionale. En tout, près de 150  candidatures ont été reçues  pour la région et 16 ont été sélectionnées pour participer à la finale régionale du concours (8 de l’Université de Lyon et 8 de l’Université de Grenoble) qui se déroulera au Château de Saint-Priest, le 14 mai dans le cadre de l'événement Laboratoire(s) art-science. Pour l’Université de Lyon, « chaque candidat devait fournir une vidéo de 3 minutes présentant ses travaux. Sur les 72 dossiers reçus, seuls, 25 l’ont fait. Par la suite, une sélection locale entre doctorants a permis d’élire les 8 finalistes notés sur leur facilité à vulgariser le sujet, leur communication orale et leur intérêt à éveiller la curiosité du public », précise Christelle Goutaudier. Le concours est ouvert à l’intégralité des différents champs disciplinaires de la recherche (scientifique, sociologique, etc.) À l’issue de la finale régionale, trois prix seront remis dotés d’une enveloppe financière allant de 150 € à 500 € ainsi qu’un prix du Public. Seul le premier prix pourra participer à la finale nationale qui aura lieu le 10 juin à Villeurbanne au sein du Théâtre Astrée du campus LyonTech-La Doua.
L’avantage de ce concours réside dans le fait qu’il permet aux doctorants de mieux s’insérer dans le monde professionnel par la suite. « Un doctorant travaille en moyenne plus de trois ans sur son projet de recherche. Il n’a pas l’habitude de vulgariser son travail, mais davantage de parler avec des experts. Cet évènement lui apprend à simplifier ses propos afin qu’ils soient compris par tous tout en l’aidant à mieux communiquer oralement », souligne Christelle Goutaudier. Et de conclure : « il n’est pas toujours convaincu de tout ce qu’il peut apporter à une entreprise. Ce concours lui en offre la possibilité. »

Laurent Marchandiau

Renseignements : entrée gratuite sur réservation par mail à château@mairie-saint-priest.fr.

« Ma thèse en 180 secondes », un concept australien

Ce concours s’inspire d’un évènement australien similaire « Three minute thesis (3MT®) », conçu à l'Université du Queensland créé en 2008 à destination des doctorants anglophones. Par la suite, le concept a été repris en 2012 au Québec par l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) dans la perspective de l’étendre à l’ensemble des pays francophones.

L.M.



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