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Stéva, un grand équipementier basé à Feurs

Loire le 12 février 2015 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 4326 fois

Stéva, un grand équipementier basé à Feurs

Le nouveau groupe industriel ligérien compte 550 salariés, après six mois d'existence. Après s'être implanté en Pologne, il s'intéresse au Mexique.

Stéva est une jeune entreprise, créée à partir de la reprise, en juin dernier, de cinq unités de production de l’équipementier automobile GMD, jusqu’alors basé à Saint-Etienne. Deux d’entre elles sont situées dans la Loire : MGE Emboutissage, à Sail-sous-Couzan, renommée Stéva Forez, et Sanacier, rebaptisée Stéva Saint-Etienne, où se trouve le siège social du nouveau groupe de découpage-emboutissage et du cintrage de tubes.

Les trois autres sites repris à GMD sont situés à Orléans, Besançon et Sochaux. Le plus gros d’entre-eux (115 salariés), travaillant majoritairement pour le secteur automobile, est implanté dans le fief de PSA Peugeot Citroën. Les deux sites foréziens totalisent quant à eux 130 salariés sur un total qui atteint désormais 550 personnes, car l’entreprise a grossi sur plusieurs autres territoires ces derniers mois. Pour cela, elle a bénéficié du démantèlement du groupe français de mécanique Altia.

Reprise de deux sites d’Altia

En novembre, elle a repris à la barre du tribunal de commerce de Paris la vingtaine salariés de l’usine Altia de Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher), spécialisée dans la fabrication de tubes pour le chauffage et la climatisation de matériel agricole et de BTP, à qui elle compte apporter une activité complémentaire sur les tubes de structure. Le 27 janvier, c’est l’unité d’Altia située à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) qui a été reprise, ainsi que 106 de ses 150 salariés par le groupe que dirige Philippe Lassablière, à la suite de longues négociations avec les partenaires sociaux sur le volet social et financier. Pour acquérir cette usine, Philippe Lassablière a obtenu l'engagement financier de clients du site à hauteur de 6,5 M€, au premier chef desquels figure PSA. Renault, pour sa part, n’a pas souhaité participer au tour de table. Un emprunt de 1,5 M€, avec un report de remboursement de deux ans, a été accordé par la BPI. Le repreneur s’est engagé à investir 5 M€ dans l’outil et la performance industriel de ce site (dont plus de la moitié sur 2015). Pour cela, il va y installer une presse d'emboutissage de 1 500 t et de six mètres de table, pour la réalisation de pièces complexes.

Le groupe ligérien détenu majoritairement par son PDG, Philippe Lassablière, associé à celui de GMD, Alain Martineau, a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 60 M€, pour un quart à l’export, et vise 80 M€ sur 2015. Il vient de démarrer en janvier une première unité de production hors de l’Hexagone. Cette usine polonaise d’emboutissage et de cintrage travaille pour ses clients de l’automobile de Pologne, d’Allemagne et République tchèque. Elle devrait réaliser un chiffre d’affaires de 3 M€ sur son premier exercice, avant d’atteindre 6M€ en 2016, puis 9 M€ en 2017. Stéva, qui n’a pas programmé de nouvelle acquisition en 2015 veut pouvoir accompagner d’autres de ses clients sur le continent américain. Pour cela, elle souhaite réaliser une implantation au Mexique d’ici la fin de l’année. « Nous sommes un groupe jeune, dont les sites sont distants, mais avec un fonctionnement collectif, avec une mise en commun au bénéfice de l’ensemble des sites. C’est facilité par le fait que 80 % de l’encadrement vient du groupe GMD », souligne le dirigeant.

Denis Meynard

Un dirigeant et actionnaire stéphanois

Philippe Lassablière, actionnaire majoritaire et président du groupe Stéva, créé l’an dernier à Feurs, travaille depuis de nombreuses années dans l’industrie après avoir suivi une formation technique, complétée depuis en commerce et gestion. Une grande partie de la carrière de ce Stéphanois de 46 ans s’est déroulée dans la région. Notamment au sein de Praxair Surface Technologies, spécialisé dans les traitements de surface (filiale du spécialiste américain des gaz industriels), à Saint-Etienne. Puis au sein du groupe GMD, alors basé dans le quartier de La Rivière, à Saint-Etienne, dont il était le directeur général de la division emboutissage.
 



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