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Souvignet repris par le groupe Mobidecor

Loire le 29 novembre 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 4145 fois

Souvignet repris par le groupe Mobidecor
Créée en 1927, le spécialiste du travail du tube Souvignet réalisait des cadres de vélo, avant de fabriquer ses premières chaises (© Magne-Souvignet)

En redressement judiciaire depuis le début septembre, le fabricant de meubles pour collectivités et entreprises Souvignet, de Bonson, a été cédé la semaine dernière au groupe familial parisien Mobidecor.


Unique candidat à la reprise, ce dernier en a fait l’acquisition pour 30 000 €, reprenant par ailleurs pour 500 000 € les 22 000 m2 de bâtiments construits sur le site de 6,3 ha où est installée l’entreprise qui appartenait à Jacques et Véronique Souvignet. Au plan social, 55 personnes (dont une quinzaine de commerciaux), parmi les 113 derniers salariés, sont reprises. Dont un seul des 17 de la filiale Sovimeuble, qui fabriquait des meubles en bois à La Tourette, près de Saint-Bonnet-le-Château.
Romain Jacquot, un des deux co-gérants de Mobidecor avec son frère Alexandre, explique que l’entreprise de Bonson est rebaptisée Magne Souvignet et que son siège social est désormais installé à Porte-lès-Valence (Drôme), où son groupe a fait l’acquisition de l’entreprise Magne Baumann. Le petit groupe basé à Paris a été constitué à partir d’une série de rachats à la barre de différents tribunaux de commerce de l’Hexagone. Son chiffre d’affaires devrait passer de 12,5 M€ en 2013 à 17 M€ cette année, hors acquisition de Souvignet. En 2015, « nous tablons sur 25 à 27 M€ », déclare Romain Jacquot.
La boulimique entreprise qu’il dirige avec son jeune frère Alexandre, était désireuse de se porter candidate à la reprise d’Arféo Buroform : cette Scop mayennaise, de 220 salariés, dont le chiffre d’affaires est loin, cette année, de sa prévision de 34 M€, a été placée en redressement judiciaire fin octobre. « Ce projet nous intéressait, mais nous n’irons pas car le timing est trop difficile à tenir avec un dépôt des offres pour la mi-décembre », explique le jeune diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP).
L’activité industrielle de Mobidecor a véritablement démarré avec la reprise, en 2010, des Ateliers de Roisel et de sa société de commercialisation Matifas, dans la Somme, à la barre du Tribunal de commerce d’Amiens. Cette société, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 8,2 M€, est spécialisée dans le mobilier pour chambres d’hôpitaux et maisons de retraite (à l’instar des Ateliers du Haut-Forez, installés à La Tourette). L’Ugap (Union des groupements d’achat public) est le plus gros client de Matifas, qui réalise une partie de ses ventes sur le pourtour méditerranéen.

Devenir un équipementier complet

L’année 2011 a été celle de la reprise de la société drômoise Magne Baumann, spécialisée dans les meubles en bois, à la barre du Tribunal de commerce de Romans. Janvier 2014 a vu l’intégration de Borgeaud Bibliothèques, basé à Loudun, dans la Vienne.  Le petit groupe Mobidecor, créée à la fin des années 2000 ambitionne de devenir un équipementier complet dans l’univers du meuble pour entreprises et collectivités.
Son activité industrielle est distincte de l’activité de service exercée depuis 1992 par le père et la mère de Romain et Alexandre Jacquot : la gestion de 11 maisons de retraite de type Ehpad, sous le nom de Pavonis Santé, dont deux sont dans l’Allier, une en Saône-et-Loire et une dans l’Ain. Une activité qui a représenté l’an dernier un chiffre d’affaires de 22,2 M€.

Denis Meynard


Exit Souvignet Design

La société Souvignet avait un commercial spécialisé dans le mobilier design, dont elle s’est séparée début 2014. La démarche d’édition accomplie ces dernières années, sous la marque Souvignet Design, a été intéressante pour la notoriété et le positionnement du groupe. « Mais elle n’a permis de réaliser qu’un chiffre d’affaires de 70 000 € », souligne Romain Jacquot, pour qui la relance de cette orientation n’est pas une priorité. Cela pourra le redevenir dans le cadre d’une stratégie marketing globale, explique-t-il à propos de l’orientation impulsée par le directeur général, Christian Bonhomme, qui s’était notamment traduite par une renaissance de la « plichaise » des années 60, en une multitude de couleurs vives.



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