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Billet vert : SOS spectacle fantôme

Loire le 18 septembre 2014 - Xavier Alix - Sports - article lu 421 fois

Tout le monde connaît ce genre de commerçant.

Quand vous franchissez le pas de sa porte, il fait la gueule, il faut lui dire bonjour en premier, il répond du bout des lèvres. Bref, il a beau être là pour vendre et vous, vous avez beau être là pour acheter en étant poli, il y a comme une impression absurde de l’emmerder dans l’air, comme si vos deniers étaient aussi dévalués qu’une roupie, comme si votre présence n’était que gêne. Comme un étranger rentrant dans un saloon d’une petite ville de Western dévisagé pour sa seule présence. C’est un peu l’atmosphère de la L1 entre les difficultés pour accéder aux places et le psychodrame provoqué par l’Etat fliquant à tout va en raison des pseudo dangers autour des enceintes.

Voilà que l’Union des supporters stéphanois a renoncé au déplacement à Amiens, contre Lens (oui, il faut suivre…), en raison du « parcage » (les supporters sont-ils du bétail ?), du peu de places accordés par « sécurité »… Alors si on rajoute au tableau ce que l’on voit, ce qui est censé motiver... L’ennuyeux ASSE/Caen ne l’était pas plus que les autres matchs de cette 5e journée. Mais quelle vilaine habitude a la L1 de jouer pour ne pas perdre. L’absurdité de l’idée - le foot est un spectacle - est hélas contagieuse, voire oblige à en être.

Lundi, Bernard Caïazzo a rappelé à très juste titre que « l’objectif du foot est social, culturel et n’a pas de rentabilité (entendre du point de vue des propriétaires des clubs, NDLR) ». Et, pourtant, « sur 100 € qui rentrent dans un stade français, 73 repartent à la collectivité. En Italie, en Angleterre, en Espagne, ce n’est pas plus de 40 au pire. Pourquoi le cinéma, l’opéra ne sont pas traités de la même façon ? » Au crédit de l’ASSE, le 18e tarif de L1 et qui ne devrait pas bouger malgré la nouvelle taxe locale (lire p.14). Mais et au ciné et dans le foot étranger - du moins dans les intentions -, on ne propose sciemment aux spectateurs de venir s’ennuyer.

Xavier Alix



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