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Sophie Robert (FN) : « Nous sommes les premiers… »

Loire le 21 février 2015 - Mathieu OZANAM - Politique - article lu 910 fois

Sophie Robert (FN) : « Nous sommes les premiers… »

Après les scores réalisés aux élections européennes, le Front national mène campagne pour les départementales. La secrétaire départementale du Front national de la Loire, Sophie Robert, croit aux chances de son parti.

Le Front national a déposé la semaine dernière en préfecture l’ensemble de ses listes pour les élections départementales. Serez-vous présents dans tous les cantons ?

Nous avons été les premiers à le faire et nous sommes le seul parti à être présent dans tous les cantons sous notre étiquette, ce qui n’est le cas ni de l’UMP, ni de l’UDI, ni du PS. Ils sont tous obligés de s’allier les uns avec les autres pour pouvoir se présenter. Le Front national est le premier parti de France dans les urnes, aux européennes nous avons réalisé un score de 28 % dans tous les cantons de la Loire. Nous sommes aussi les premiers en terme de compétences puisque nous avons su nous organiser très tôt. Après les municipales nous avons commencé à travailler sur les départementales et à la mi-octobre nous avions tous nos candidats et nos mandataires financiers étaient désignés. C’est un travail administratif très important qui a été réalisé pour constituer les dossiers de candidatures.

Quel est le profil de vos candidats ?

Les municipales ont suscité un grand enthousiasme chez nos adhérents. Des militants qui n’avaient pas osé se présenter se sont manifestés pour être candidats cette fois. Tous nos élus dans les conseils municipaux sont soit candidats titulaires, soit suppléants. Mais il y a aussi le cas de candidats non encartés qui ont souhaité nous rejoindre. Dans le canton n° 1, celui d’Andrézieux-Bouthéon, nos deux candidats titulaires ne sont ni encartés au FN, ni au Rassemblement Bleu Marine. Il s’agit de Marcel Jacob, conseiller municipal qui figurait sur la liste de M. Pangaud. Il voulait aller plus loin tout en gardant son indépendance, c’est pourquoi nous avons choisi de retirer les candidats auxquels nous pensions pour soutenir sa candidature menée en binôme avec Florence Meunier. Ils travaillent avec l’équipe Front national de ce canton.

Vous dites que vous pensez arriver en tête dans de nombreux cantons. Où situez-vous vos chances de l’emporter ?

Je pense que nous serons au 2nd tour dans tous les cantons de la Loire. Compte tenu du redécoupage des cantons, les élus sortants ne sont pas connus au-delà des limites de leurs anciens cantons. Donc tout est ouvert. Il faut tout de même reconnaître que certains cantons sont immenses : celui de Boën, le n° 2, compte 50 communes ! Mais le Front national réalise des scores importants dans les zones rurales. Je m’interroge sur Saint-Etienne et Roanne mais nous ne sommes pas à l’abri d’une belle surprise. La vallée du Gier et le canton n° 10 est très prometteur tout autant que celui de Firminy-Unieux (n°6, Ndlr). A Andrézieux nous avons réalisé un score incroyable aux européennes.

Quels sont les éléments principaux de votre programme départemental ?

Il y a deux aspects. Nous pensons que les maux du quotidien ne pourront être résolus qu’au niveau national. Il faut pour cela un changement radical de système. Cela n’arrivera qu’avec l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République en 2017 car cela changera tout. Sur le plan du département nous pensons qu’il va de toutes façons falloir restreindre le budget, réduire les gaspillages et dans tous les domaines.
La première mesure symbolique sera de diminuer de 20 % les indemnités des élus même si ce n’est pas cela qui grève les budgets. Il est important quand on est élu de montrer l’exemple. Les budgets de représentations seront aussi réduits. Nous allons gérer comme on gérerait notre budget personnel. On s’aperçoit que le budget est sans cesse en augmentation et va principalement à l’aide sociale. Alors oui nous avons un devoir de solidarité envers les plus faibles, mais nous serons vigilants sur les attributions, et oui il y aura une priorité donnée aux Français.

Sauf qu’aujourd’hui la loi interdit cette pratique…

On peut demander des comptes aux associations qui se voient attribuer des subventions. Il faut qu’elles puissent dire à quoi a servi cette subvention.

Vous dites vouloir vous inspirer de la gestion du secteur privé dans la conduite des affaires du Département ?

Pourquoi complexifie-t-on toujours toutes les démarches administratives ? Par exemple il y a eu deux collèges construits l’un public et l’autre privé. J’ai fait un comparatif : il y a beaucoup de choses à redire sur les délais et sur les coûts. Les délais ont été deux fois moins importants pour le collège privé alors qu’ils répondent pourtant aux mêmes normes. Il y a une rigueur dans le privé qui n’existe pas dans le public et que nous allons apporter.

Propos recueillis par Mathieu Ozanam



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