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Solidarité des universités pour boucler le budget

Loire le 02 mai 2015 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 232 fois

Solidarité des universités pour boucler le budget
Georges Rivoire - « Une aberration économique » pour Khaled Bouabdallah

Sur les 200 M€ supplémentaires affectés cette année au budget de fonctionnement des établissements d'enseignement supérieur qui dépendent du ministère éponyme (de 12,8 Md€), la moitié, soit 100 M€, est prélevée dans les réserves, jugées excédentaires, de 47 établissements.

Onzeuniversités, 25 écoles d’ingénieurs et 12 « grands établissements » sont concernés par une ponction de 50 % de leurs réserves qui dépassent les 65 jours de fonds de roulement, ceci pour réunir 100 M€ supplémentaires affectés au fonctionnement de l’enseignement supérieur.

Au sein de l'Université de Lyon, communauté d'universités et établissements (Comue) qui fédère 11 établissements de Lyon et Saint-Étienne, trois sont concernés, indique son président Khaled Bouabdallah : Lyon III, ponctionnée de 3 M€ ; l’École centrale de Lyon, de 1,26 M€ ; l’Énise (École nationale d’ingénieurs de Saint-Étienne), de 0,26 M€.

L’université Jean-Monnet n’est pas concernée. Elle a devant elle un fonds de roulement de 32-33 jours, juste dans la marge prudentielle qui s’impose aux universités d’avoir 30 jours de réserve, note son président, Khaled Bouabdallah, qui vient d’apprendre, « tardivement » fin avril, comme l’ensemble de ses collègues, le montant de la dotation qui lui est attribuée pour 2015 : 120 M€, sur un budget de 400 M€ voté en décembre. Une dotation en croissance certes, qui n’apporte « rien de plus » à l’établissement, en venant « juste couvrir l’augmentation automatique des dépenses ». Le président évoque notamment l’évolution du GVT (Glissement vieillissement technicité), autrement dit l’augmentation naturelle des rémunérations, de l’ordre de 130 000 € par an à Jean-Monnet.

« Une aberration économique »

« Nous avons fait depuis trois ans beaucoup d’économies de fonctionnement qui nous permettent de maintenir un budget en équilibre mais nous arrivons à aujourd’hui à la limite des économies possibles. C’est pourquoi nous sommes très inquiets pour le budget 2016. L’État devra mobiliser cette fois entre 200 et 300 M€ supplémentaires, on ne sait pas où ils seront trouvés. On ne peut pas deux fois puiser dans les réserves des établissements », estime Khaled Bouabdallah, qui au titre de vice-président de la CPU, Conférence des présidents d’universités, réitère l’hostilité que celle-ci a manifesté à ce prélèvement sur les fonds de roulement : « une mesure inacceptable, contre-productive, démotivante : une aberration économique ».

Daniel Brignon



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