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Saint-Joseph : Socotra placée en liquidation

Loire le 16 décembre 2016 - Denis Meynard - Immobilier et BTP - article lu 557 fois

Saint-Joseph : Socotra placée en liquidation

Faute de repreneur, les 56 derniers salariés de cette PME du BTP seront licenciés dans les prochaines semaines.

Sept mois après sa mise en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Étienne, la société Socotra (Société de constructions et de travaux publics) a été placée, la semaine dernière, en liquidation. Les 56 personnes restantes seront licenciées d’ici la fin de l’année pour la plupart. Ce constructeur de bâtiments industriels, entrepôts logistiques et locaux pour la grande distribution a subi une nouvelle baisse de l’activité depuis mai dernier. Une évolution qui rendait difficile le montage d’un plan de continuation.

Les diverses pistes de reprise de l’activité n’ont quant à elles pas abouti. Y compris celle envisagée par une partie du personnel, qui était à l’étude par une dizaine de salariés depuis début 2016, avec l’accompagnement de l’Union régionale des scop (Urscop) Rhône-Alpes dans la recherche de financements. « Pour différentes raisons, notamment personnelles et familiales, les intéressés ont vu plus les inconvénients de cette solution innovante que ses atouts pour la sauvegarde des valeurs humaines, morales et techniques présentes au sein de Socotra », constate François-Marie Larrouturou, qui présidait le directoire de la PME créée en 1959 par son beau-père Georges Blanc. Il y était entré voici 22 ans comme directeur technique.

Il déplore qu’aucune offre de reprise n’ait été déposée, y compris par les majors de la profession, pour cette entreprise dont les salariés avaient un niveau élevé de formation et un savoir-faire reconnu. « J’ai rencontré pour cela une trentaine d’entreprises, dont la moitié des dix plus gros intervenants. La grande majorité n’est pas optimiste sur l’évolution du secteur en 2017 », souligne-t-il.
François-Marie Larrouturou estime que le modèle représenté par son Socotra « est en train de disparaître, à cause de la concurrence d’autres qui ont un modèle social et des pratiques concurrentielles déloyales. Aussi car les politiques ne donnent pas les moyens aux inspecteurs du travail de constater ce qui se passe sur les chantiers ».

Denis Meynard

Photo Socotra (archive Essor du 24 mai 2016)
 



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