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Social - La CGT retraités revendique et évolue

Loire le 03 avril 2014 - Xavier Alix - Agglomération stéphanoise - article lu 317 fois

Social - La CGT retraités revendique et évolue
600 personnes dont 500 délégués de toute la France étaient à Saint-Etienne (D.R.)

Ils sont 2 000 dans la Loire sur 112 000 adhérents en France.

Ici comme ailleurs, la tendance est à la fonte des effectifs : plus d’une centaine d’adhérents perdus sur ces dernières années.
Forcément, puisqu’« ils étaient mineurs ou de la métallurgie... La relève, ce sont les communaux, les professionnels de la santé. Mais souvent le mal être au travail est tel qu’à 60 ans, on veut couper », constate Viviane Levrat, secrétaire  de l’Union Loire. A l’échelle hexagonale, seulement trois syndiqués CGT actifs sur 10 le restent, une fois retraités, précise lui François Thiery-Cherrier, secrétaire général de l’UCR, il convient donc de convaincre, comme ceux qui n’ont jamais été syndiqués, que le syndicalisme à une raison d’être à la retraite. Un des axes de travail du 10e Congrès de l’UCR tenu au Centre des congrès de Saint-Etienne en présence du secrétaire général Thierry Lepaon, successeur de Bernard Thibault. Une CGT retraités qui souligne aussi sa volonté politique de parité : « la commission exécutive compte 25 hommes et 25 femmes. Sur 500 délégués, 38 % de femmes, se réjouit F. Thiery-Cherrier, cela rend nos discussions plus riches. »
Plutôt bienvenu à l’heure où les retraités français se paupérisent selon la CGT : « à dose homéopathique, ils ont perdu 25 % de leur pensions, comme les Grecs. Il faut stopper la machine ! » Le syndicat annonce donc un rassemblement national à Paris le 3 juin. Avec l’ambition d’attirer 20 000 personnes et d’autres syndicats (« la division n’est pas une fatalité »). La CGT suivra la mode marketing d’autres mouvements revendicatifs en faisant porter des foulards rouges : « sur le champ de Mars, ça aura de la gueule ! », lance F. Thiery-Cherrier pour qui les revendications légitimes sont légion : gel des barèmes, fiscalité malgré trois enfants et plus, taxe à 0,3 % sur la perte d’autonomie « qui sert à autre chose », non revalorisation des complémentaires etc. Quant à la loi de financement de l’autonomie, « elle doit se faire dans le cadre de la Sécurité sociale. » Pas question de ponctionner les héritages ou de relever certaines fiscalités : « les banques deviendraient maîtres du patrimoine transmis. Et les retraités n’ont pas cotisé toute leur vie pour le refaire ensuite ! »

Xavier Alix



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