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Social - Ehpad Fondation Grimaud : le cadre humaniste

Loire le 19 juillet 2014 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Actualités - article lu 1568 fois

Social - Ehpad Fondation Grimaud : le cadre humaniste
(D.R.)

Une référence à Proust.

Erell  Munch,  jeune  directrice de l’Ehpad lui emprunte sa vision de la vieillesse citée dans  A la Recherche du temps perdu : « “J’étais resté à peu près le même, seulement le temps avait joué son rôle, le temps qui m’avait vieilli“. Proust insiste sur une permanence de l’identité en dépit du temps qui passe. Ce qui nous tient à cœur ici,  à tous, de prendre soin des résidents en tenant compte de leur vécu, en veillant à laisser exister leur propre personnalité, leur propre sensibilité, leur propre identité.»
Ce 27 juin, au fronton des bâtiments restaurés, des ballons, bleu, blanc, rouge, l’ambiance est festive.  Le président du conseil général Bernard Bonne coupe le ruban tricolore, accompagné de la directrice, en présence de Jérôme Decours, sous-préfet et d’une foule d’élus…  Ainsi que deux résidents : Louis Meunier et Marius Belot.
« La restructuration de l’Ehpad a été réalisée en cohérence avec les besoins, rappelle le maire de La Pacaudière G. Dru, lors de son allocution.  L’établissement a une capacité d’accueil de 82 lits en hébergement permanent pour des personnes de 75 ans et plus.  Sa restructuration et humanisation ont permis de créer six places d’accueil de jour,  quatre d’hébergement temporaire... » Il reconnaît son prédécesseur, le Dr Baudinot, « acteur majeur de cette réhabilitation », et remercie  Christian Veron, précédent directeur,  les partenaires institutionnels, donateurs  qui ont permis les réalisations. Jacques Baudinot  brosse l’historique de l’établissement : en 1953, Legs de la maison de la famille Grimaud à  la commune pour réaliser un hospice pour infirmes, vieillards indigents. 1966, premier agrandissement et transformation en maison de retraite… Mme Rousseau -qui s’est déplacée - est la première directrice. « Un pari sur l’avenir a été le projet de restructuration », lancera le maire honoraire.
B. Bonne, Y. Nicolin, J. Bartholin insistent sur le bienfait de la restructuration pour le bien-être des résidents,  J. Décours parle du « devoir de dignité, de respect ».  Devoir qui a un coût : 9 M€ dont 1,3 M€ de subventions d’État, 1 M€ du conseil général, 29 000 € donnés par la Région sur la chaufferie à bois. « Cette inauguration  invite à réfléchir à notre projet de société concernant les personnes âgées… Le  bâtiment  moderne et humaniste  a été pensé pour que les résidents bénéficient d’un cadre de vie, spacieux, fonctionnel et apaisant », rappelle Erell Munch.

Béatrice Perrod-Bonnamour



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