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Social - Centre de tri de Montreynaud : un accord enfin trouvé

Loire le 03 juillet 2014 - Emilie Massard - Agglomération stéphanoise - article lu 603 fois

Social - Centre de tri de Montreynaud : un accord enfin trouvé
Emilie Massard : Seule une trentaine de salariés devraient finalement devoir changer de lieu de travail (D.R.)

Chacun a fait un pas l’un vers l’autre, et ils sont finalement tombés d’accord sur le document qui acte la transformation du centre de tri en plateforme de préparation de courrier à Montreynaud, et le transfert de l’activité de tri vers Saint-Priest dans le Rhône.

La signature a eu lieu le 25 juin dernier, en présence de la préfète qui a joué le rôle de médiateur dans ce dossier. A l’annonce de ce projet, en juin dernier, les syndicats étaient montés au créneau, et ont régulièrement interpellé élus et habitants pour réclamer le maintien de l’activité de tri à St-Etienne. Au cours de négociations difficiles, la direction de la Poste avait lâché du lest en aménageant le calendrier, et en proposant des postes supplémentaires pour ceux qui souhaitaient rester sur le site.
Ce sont les syndicats qui ont fait le dernier pas en acceptant de signer cet accord. « Nous avons mesuré le chemin parcouru, et les avancées que l’on a obtenues : l’évolution des primes d’accompagnement pour changement de métier, pour les départs en retraite, etc.», déclare Sébastien Soulier, représentant de la CGT, l’une des cinq organisations professionnelles qui ont toutes signé l’accord (avec la CFDT, FO, Sud et Unsa). « Bien sûr cet accord ne va pas assez loin, mais nous voulions valider ces acquis pour ne pas les perdre. Cet accord n’est pas une fin en soi, et nous gardons de nombreux points de vigilance pour la suite. »
La satisfaction principale des syndicats concerne l’emploi, et l’obtention du maintien de 20 postes supplémentaires sur le site de Montreynaud, en plus des 30 prévus initialement. « Il va y avoir un processus de départs en retraite ou de temps partiels senior sur le site, et ces départs ne seront pas comptés dans les 50 postes, ils libéreront des places pour ceux qui émettront le souhait de rester. Sur les 120 salariés, on compte aujourd’hui 75 personnes en tout qui doivent rester sur place ou partir à la retraite. Et si tout se passe bien nous pouvons arriver jusqu’à 92. Soit au final une trentaine de personnes seulement qui suivront l’activité à Saint-Priest ou seront reclassées dans un rayon de 30 km autour de Saint-Etienne », ajoute Sébastien Soulier.
La direction ayant commencé à consulter les souhaits des salariés, les premières propositions devraient arriver d’ici le mois de septembre.

Emilie Massard



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