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Société - Saint-Etienne : tensions autour de la gestion de la grande mosquée

Loire le 01 février 2014 - Emilie Massard - Actualités - article lu 813 fois

Société - Saint-Etienne : tensions autour de la gestion de la grande mosquée
La question de la gestion de la mosquée fait régulièrement débat depuis son inauguration (© Georges Rivoire)

Le jour même de l’inauguration de la grande mosquée de Saint-Etienne, les premières voix s’élevaient contre Larbi Marchiche, le recteur du lieu de culte.

Depuis, régulièrement ce sont les mêmes critiques qui reviennent, avec une question centrale : où va l’argent destiné à la gestion de la mosquée ? Sous la tutelle du ministère des Habous et des Affaires islamiques du Maroc, c’est le centre socioculturel marocain de Saint-Etienne, présidée par Larbi Marchiche, qui gère le lieu de culte. Financée en grande partie par son souverain, la mosquée appartient en effet au royaume du Maroc, qui alloue près de 700 000 € par an à sa gestion. Mais depuis deux ans, quelques fidèles demandent plus de transparence, pour savoir avec précision où va cet argent. Certains d’entre eux ont donc récemment créé une association, Les Amis de la grande mosquée Mohammed VI de Saint-Etienne, pour faire entendre leur voix et réclamer « des pratiques transparentes dans la gestion de la mosquée », eux qui disent s’être vus refuser l’entrée à l’assemblée générale du centre socioculturel marocain. Ils réclament donc des élections démocratiques au sein de l’association, « puisqu’actuellement tout ceux qui ne sont pas d’accord avec les responsables sont écartés ». Du côté de Larbi Marchiche et de son porte-parole Aldo Oumouden, le discours est clair et ne change pas, en rejetant fermement les accusations de l’association : « Le financement est tout à fait transparent, tout le monde peut avoir accès aux compte s’il le désire. Nous rendons des comptes chaque trimestre au ministère marocain ». Ils ajoutent que les membres de cette association n’ont jamais participé ou évoqué le souhait de participer à la gestion de la mosquée. Les responsables du centre socioculturel marocain ont par ailleurs décidé de saisir la justice pour que l’association Les Amis de la grande mosquée change de nom et d’objet, le nom de la mosquée, instauré par décret du roi du Maroc, étant déposé à l’institut national de la propriété industrielle.


Emilie Massard



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