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Mariage pour tous : pas de ruée dans les mairies ligériennes

Loire le 01 mai 2014 - Florence Barnola - Société - article lu 134 fois

Mariage pour tous : pas de ruée dans les mairies ligériennes
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Pour les maires ligériens il y a eu beaucoup de bruit pour rien autour du mariage pour tous.

Nationalement il représente 4 % des unions en mairie. Dans le département, les couples de même sexe ne se sont pas précipités à l’Hôtel de ville. Saint-Etienne, par exemple, en a célébré 14 (3,20 % des mariages), des communes comme Saint-Just-Saint-Rambert un seul, ou comme le Chambon-Feugerolles aucun. Les édiles pour l’heure semblent plutôt préoccupés par la réforme des rythmes scolaires et ont le sentiment que la demande d’officialiser l’union homosexuelle, moins présente en province, venait surtout des Parisiens. Depuis la promulgation de la loi, la capitale dénombre plus de 1 300 mariages homosexuels, les deux tiers sont des couples d’hommes.
Du côté des associations gays, pour Antoine Blanchard le président de Face à Face : « Le texte a été voté il y a un an, mais un mariage ne se prépare pas en 48 heures. De plus l’hiver il y a moins de mariages, on va rentrer dans la période propice. » Une autre raison expliquerait cette timidité à officialiser une union : « Je compare toujours avec l’Apartheid, quand elle a été abolie en Afrique du Sud, les quartiers ne se sont pas mis à devenir cosmopolite comme ça, les bars et les restaurants des blancs ne se sont pas mis à avoir des clients noirs partout... Pour nous ce n’est pas naturel de demander ces choses là puisqu’on nous a dit depuis le début qu’on n’y aurait pas le droit, il faut du temps. »
Quant à la virulence des opposants, la Loire n’en a pas été le théâtre.  « Il n’y a pas eu de révolution comme on nous l’annonçait, tout s’est bien passé, aucun opposant n’est finalement venu au moment des mariages. Les plus radicaux sont essentiellement à Paris mais à Saint-Etienne c’est calme. Après on reste vigilants, ça laisse des traces ce genre de chose. Il y a une homophobie qui s’est un peu décomplexée donc la vigilance est requise auprès des jeunes notamment qui sont les plus fragiles et les plus malléables. » 

Florence Barnola



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