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Signature du CPER : 5 ans de projets définis pour Grenoble

Isère le 06 novembre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Région grenobloise - article lu 276 fois

Signature du CPER : 5 ans de projets définis pour Grenoble
Caroline Thermoz-Liaudy - L'Etat, la région, la métropole et la ville ont signé 322MEUR d'investissements d'ici 2020.

CPER de sixième génération, le contrat de plan Etat-Région 2015-2020 marque la volonté de poursuivre les engagements conjoints de l'Etat, des Régions et des collectivités territoriales pour le développement des territoires. Pour la seule Métropole grenobloise, il engage 322M€.

Après une longue concertation avec les différents acteurs de la région, du territoire métropolitain et de l’Etat, le contrat de Plan Etat-Région (CPER) de Grenoble-Alpes Métropole a été signé, et permettra de mobiliser plus de 322 M€ d’ici 2020. Ce sera même 1,2 Md€ si on y adjoint le volet renouvellement urbain. Ce CPER porte pour la première fois sur le territoire des 49 communes. Les investissements qu’il contient se déploieront donc sur tout le territoire. Deux ambitions majeures se dégagent : la priorité à l’emploi et la transition écologique et énergétique.

Parmi les grands projets dans la catégorie priorité à l’emploi : la structuration des filières et le développement des filières agricoles, bois et agro-alimentaires, la requalification de sites d’activité, ou la création de pépinières et hôtels d’activités. La mobilité multimodale sera aussi un enjeu avec le très attendu réaménagement de l’échangeur du Rondeau (63 M€ dont 3 M€ pour les études), le Métrocâble (50 M€ dont 22 M€ inscrits au CPER), ou encore l’amélioration de l’étoile ferroviaire grenobloise (21 M€), et l’aménagement de la RN85. Dans le cadre de la transition énergétique, le CPER s’engage là encore sur divers points : le traitement des friches industrielles (13,4 M€), le développement de modes doux (et notamment le triplement de la part des déplacements en vélos) soit un engagement de 17,7 M€,  et le traitement des mâchefers (13 M€).


« Le CPER est un exercice un peu déroutant, explique Christophe Ferrari, président de la Métro, pour moi qui ne suis pas habitué à ce jeu subtil de dévoilement progressif des enveloppes, de stabilisation aléatoire des engagements, jusqu’aux dernières jours qui précèdent le vote. C’est un exercice également contraignant, puisqu’il s’inscrit dans une enveloppe donnée, que nous nous sommes efforcés d’optimiser, bataillant collectivement pour en accroître le volume. Il est engageant, puisqu’il flèche des crédits de l’Etat, de la Région, du Département et de la Métropole sur une période de 5 ans, et exigeant, puisque cela suppose de définir en tout début de période ce que seront les grands projets d’investissement du mandat métropolitain...».

Effet levier

Pour le président de la Région, Jean-Jack Queyranne : « Avec le CPER, l’Etat manifeste une confiance renforcée dans le partenariat avec les Régions et les collectivités et souhaite organiser la convergence de financements, jusqu’alors dispersés, en faveur des projets structurants dans les territoires. Cet outil puissant a vocation à financer les projets en exerçant un effet de levier sur l’investissement local.»

Au total pour la seule métropole, 322 M€ (dont 73,6 M€ au titre du volet territorial) ont été engagés, répartis entre les différents acteurs comme suit : 62,4 M€ de l’Etat (dont 1,1 pour le VT), 76,3 M€ de la Région (dont VT 17,5 M€); 19, 5 M€ apportés par le département et 146,5 M€ apportés par la métropole.

En plus de ces opérations, l’Etat contribuera aux mesures de renouvellement urbain des quartiers Villeneuve de Grenoble et d’Echirolles, retenus au plan national de rénovation urbaine. L’Etat et la Région interviendront dans le cadre d’une enveloppe conjointe sur les opérations de renouvellement urbain d’intérêt régional (quartier Mistral-Lys Rouge-Camine à Grenoble, quartier Renaudie-Champberton à Saint-Martin-d’Hères).

La région sera aussi amenée à participer à des opérations complémentaires  dans les quartiers Abbaye à Grenoble, Alpes-Mail-Cachin à Fontaine, et Iles de Mars-Olympiades à Pont-de-Claix. De son côté la métro apportera un concours spécifique à ces opérations à hauteur de 17,5 M€. Toutes ces opérations feront l’objet de  conventionnements spécifiques.


Toutes les négociations ayant abouti, les différents signataires (sous-préfet de Grenoble, président de Région, président de la Métropole et maire de Grenoble), se sont réunis à la CCI afin de signer leur engagement. A noter que ce CPER se décline en six conventions et contrats territoriaux couvrant l’ensemble du territoire régional : huit contrats départementaux (pour chacun des départements), deux contrats métropolitains (Grenoble et Lyon), deux conventions territoriales de coopération métropolitaine (Saint-Etienne Métropole et Genevois français) et quatre conventions pour les territoires à fort potentiel de développement (Espace Mont-Blanc, Rhône Médian, Plaine de Saint-Exupéry et Maurienne).

Caroline Thermoz-Liaudy
 

 

Les CPER d’hier et de demain


Le précédent CPER qui courrait sur la période 2007-2013 avait permis de contractualiser 920 M€ de l’Etat, et 1,4 Md€ de la région Rhône-Alpes. Au 31 décembre 2014, il était réalisé à hauteur de 93 % par l’Etat et 125 % par la Région. Dès l’année prochaine, après l’union des Régions Rhône-Alpes et Auvergne au 1er janvier 2016, un rapprochement des CPER respectifs devra être effectué.

 



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