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Signa Tollere : un soir au musée

Loire le 11 juillet 2015 - Daniel Brignon - Spectacle, Théâtre - article lu 125 fois

Signa Tollere : un soir au musée
Jos Pujol, du signe à la danse

Le musée d'Art moderne et contemporain de Saint-Etienne a commandé à la compagnie Singulier Pluriel une performance chorégraphique en écho à l'exposition actuelle de l'artiste italien Giovanni Anselmo. Le genre de performance dont la compagnie est coutumière, ainsi qu'en témoigne la chorégraphe Jos Pujol.

Vous êtes spécialisée dans le genre performance muséographique ?

La compagnie de huit danseurs crée pour la scène mais aussi pour les musées, galeries, châteaux, expositions d’art, dans une forme de déambulation. Ainsi en 2013 à la nuit des musées au musée Fabre de Montpellier, en 2014 au Crac de Sète, au musée archéologique de Lattes, au musée Soulages à Rodez, au musée d'art contemporain de Sérignan ; en 2015 à la nuit des musées au centre d'art contemporain de Perpignan…

Qu’est-ce qui intéresse la chorégraphe dans cette confrontation aux œuvres d’art ?

Entrer en résonnance avec les œuvres. Je me plonge dans l’âme de l’artiste à travers la visite mais aussi la documentation. Je m’imprègne de son univers pour garder la sensibilité de l’exposition. C’est une forme de rencontre qui crée beaucoup de richesse et fait avancer vers d’autres possibles de la danse. Une œuvre ouvre toujours un moment d’exception.

Quelle relation particulière avez-vous avec Giovanni Anselmo au milieu des œuvres duquel vous allez danser à Saint-Etienne ?

Du peu que j’en ai vu pour l’heure je peux dire tout de suite que j’aime cette matière de l’artiste : le granit, la pierre. Je n’en dirai pas plus ne m’étant pas encore plongée dans son univers. Ce qui me plaît tout de suite c’est qu’Anselmo me parle de ce qui m’intéresse : la vulnérabilité de notre existence, une fragilité et une force à la fois.

Vous cultivez une forme de danse inspirée de la langue des signes. Quel en est le projet ?

Le signe m’a séduit par sa simplicité et aussi sa force. Je parts du signe pour le transformer en danse. Je pense que le signe est un très bel outil pour amener la danse contemporaine vers l’œuvre.

La langue des signes est devenue une langue officielle. Singulier Pluriel la transforme en danse au même titre que le poète transforme la langue française en vers.

Propos recueillis par Daniel Brignon

Signa Tollere au musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne, jeudi 16 juillet à 18 h 30. Tarif : 7 €, réduit : 5 €. Renseignements : 04 77 79 52 41.



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