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Sheeps démocratise le groupement d'achat

Isère le 27 juillet 2015 - Laurent Marchandiau - Services - article lu 281 fois

Sheeps démocratise le groupement d'achat
Sheeps - Les fondateurs de Sheeps, Alexandre Bruno et Marc Eisenhut.

Suivre le troupeau a parfois du bon. C'est le cas avec Sheeps. Fondée à Grenoble par deux anciens étudiants en ingénierie, Sheeps s'inscrit dans la droite ligne des groupements d'achat, mais à destination des particuliers. Explications.

Chasser en meute. Un concept repris par la start-up grenobloise Sheeps. Se présentant sous la forme d’une plateforme Web, la jeune société implantée à l’espace de coworking, Cowork’in Grenoble, veut démocratiser les groupements d’achat pour les particuliers. Son principe ? Créer des campagnes d’achat collaboratif d’une durée de deux semaines afin de faire bénéficier aux acheteurs potentiels de remise plus ou moins importante selon leur nombre.

Fondée par deux étudiants en ingénierie, Alexandre Bruno et Marc Eisenhut, elle puise son origine lorsque « la mère de Marc a souhaité acquérir un robot aspirateur. Vu son prix, elle a rassemblé une quinzaine d’amies voulant acheter ce produit et contacté le constructeur afin d’établir un devis. Résultat : une remise de 20 % pour chacune ! »

À l’image des groupements professionnels d’achats déjà bien établis,  Sheeps est une plateforme d’intermédiation. Son objectif est double. D’un côté, permettre aux acquéreurs potentiels d’avoir des remises significatives, de l’autre, valoriser les jeunes entreprises, le made in France, le respect de l’environnement.

Dernière campagne en date, la vente de paires de lunettes à monture bois conçues par la société artisanale vosgienne In’Bô. En l’espace de deux semaines, le prix initial de 171 € la paire était tombé à 160 € avec l’aide de 9 acheteurs, soit 10 % de réduction. « Nous négocions les paliers de remises avec les entreprises. Cela leur permet de sécuriser le vendeur, celui-ci pouvant déjà compter sur des ventes assurées », indique Marc. La start-up se rémunère par le biais d’une commission sur chaque vente effectuée tandis que l’accès à la plateforme reste gratuit pour les internautes.

« Afin de financer Sheeps, nous avons apporté 10 000 € en fonds propres et comptons sur une subvention de la French Tech de 20 000 à 30 000 € », explique Marc. Actuellement en phase de test, l’un des principaux challenges réside dans la fédération d’une communauté autour de la plateforme. La prochaine vente aura lieu en septembre tandis que les statuts de la société seront déposés d’ici la fin de l’année.

Laurent Marchandiau



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