Fermer la publicité

A Septème, ESM Industrie tient bon

Isère le 15 juillet 2016 - Guillaume Bouchut - Industrie - article lu 192 fois

A Septème, ESM Industrie tient bon

Après des pertes de marchés catastrophiques ces cinq dernières années, le sous-traitant automobile qu'est ESM Industrie implanté à Septème commence à sortir la tête de l'eau. Les donneurs d'ordre revenant sur leurs commandes aux marchés d'Asie, son chiffre d'affaires se stabilise.

« On a toujours gardé la foi », clame Fabienne Havet, présidente du directoire, lors d’une visite de la sous-préfète de Vienne Florence Gouache et du maire de Septème Alain Clerc. Voilà qui résume parfaitement la situation car après deux années difficiles, le chiffre d’affaire de l’entreprise se stabilise. Il avait en effet dégringolé de près de 8 M€ en 2012 à 3 M€ l’année dernière. Dans le même laps de temps, les effectifs ont été réduits de moitié, passant de 40 à 20 salariés malgré les aides de l’Etat comme le chômage partiel.

ESM Industrie est une entreprise familiale spécialisée dans l’usinage de précision de fonte, d’acier et d’aluminium en grande série. Elle a été créée en 1970 par Jean-Pierre Gonzales et est actuellement dirigée par sa fille Fabienne Havet. Ses principaux clients sont Renault, Peugeot ou encore MichelinUne société de sous-traitance qui est  fortement robotisée. Actuellement, il est difficile de trouver de la main d’œuvre car les personnes qualifiées se font de plus en plus rares ou celles-ci plient rapidement bagages. « Il faudrait plus d’engouement autour de ces métiers », remarque Fabienne Havet qui constate « un manque de valorisation de la mécanique ». Ainsi, la petite équipe, dont la moyenne d’âge frôle les 50 ans, travaille 38 heures par semaine selon le système des trois huit. N’utilisant que 60 % de ses capacités en marche à cause de pertes de marchés, elle effectue essentiellement des commandes de dépannage. Cela entraîne un sentiment perpétuel d’urgence.

Pourtant, le ciel semble s’éclaircir et la stabilisation du chiffre d’affaires le démontre. L'explication ? D'une manière globale, les grandes enseignent tendent à relocaliser en revenant se fournir en France, à l’image de Peugeot. Déçu par la qualité des marchés d’Asie, le groupe préfère revenir à des sous-traitants hexagonaux en privilégiant la qualité à la quantité. En effet, ESM Industrie dispose de son propre laboratoire de contrôle dans lequel les pièces sont examinées sous tous les angles. Ainsi, l’entreprise est certifiée ISO 9001 en termes d’exigences depuis 2003 et projette une certification ISO TS (démarche Qualité dans l’industrie automobile) pour 2016.

Guillaume Bouchut



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide