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Secrétaires et assistantes impliquées dans la performance de l’entreprise

Isère le 26 novembre 2014 - Laurent Marchandiau - Actualités - article lu 655 fois

Pourriez-vous présenter la Fédération Française des Métiers de l’Assistanat et du Secrétariat (FFMAS) Isère ? La FFMAS est le fruit de la volonté de quelques associations locales à se réunir au sein d’une instance plus importante afin de fédérer les personnes exerçant dans le secteur de l’assistanat et du secrétariat.

Pourriez-vous présenter la Fédération Française des Métiers de l’Assistanat et du Secrétariat (FFMAS) Isère ?

La FFMAS est le fruit de la volonté de quelques associations locales à se réunir au sein d’une instance plus importante afin de fédérer les personnes exerçant dans le secteur de l’assistanat et du secrétariat. L’association C’ADir Dauphiné Savoie créée en 1995 fut l’un des principaux acteurs avec celles de Toulon, Chably, Bordeaux. L’objectif était de structurer nos actions respectives, de les homogénéiser avec l’essor de nouvelles associations similaires qui se créaient un peu partout. Au niveau isérois, la FFMAS Isère – comptant 90 membres -  n’existe que depuis deux ans sous ce nom, mais en réalité, elle est présente depuis 1995 puisque c’est l’ancienne association C’ADir Dauphiné qui a simplement changé de nom.

Pourquoi avoir créé une association pour les métiers de l’assistanat et du secrétariat ?

Les personnes des métiers de l’assistanat comme les secrétaires ont besoin d’échanger entre eux. C’est ce constat qui nous a conduits à créer C’ADir Dauphiné Savoie puis la FFMAS. Il est nécessaire pour nous d’échanger sur nos pratiques, de sortir de notre environnement professionnel immédiat. La FFMAS permet également d’accroître la visibilité de nos métiers, de jouer un véritable rôle de représentativité, de promouvoir et de valoriser notre profession ainsi que d’accompagner les trajectoires professionnelles tout en créant un sentiment d’appartenance à une communauté. En France, nos métiers représentent deux millions de salariés soit 10 % la population active. À titre indicatif, la FFMAS regroupe 16 associations pour l’instant soit environ 1600 membres.

Comment ont évolué ces métiers ces dernières années ?

Notre profession a été fortement impactée par les nouvelles technologies. D’autant plus que longtemps, le secrétariat a pâti d’une mauvaise image, celle de la secrétaire tapant à la machine. Nos métiers sont mal connus et ne se bornent pas à cette tâche. Aujourd’hui, nous devons savoir nous servir des plateformes collaboratives, travailler à distance avec nos managers… Communiquer devient de plus en plus important d’autant plus que la secrétaire est souvent la première porte d’entrée à l’entreprise. Cela nécessite du tact et du savoir-être. Les méthodes de management ont changé ; nous fonctionnons beaucoup en mode projet avec différents intervenants qui doivent être coordonnés. Les assistantes possèdent les compétences requises et ont pleinement un rôle à jouer dans cette mutation de l’environnement professionnel.

Vous êtes en train de mettre en place un observatoire de votre profession. En quoi consiste-t-il ?

Depuis deux ans, nous avons initié un observatoire sur nos métiers conduits par un chercheur sociologue au CNRS afin de réaliser une étude prospective à sept ans. Celle-ci servira à orienter nos formations, à établir une cartographie précise de nos métiers disséminés sous de multiples appellations différentes, de mieux les faire connaître auprès des managers…

Quelles actions menez-vous ?

Tous les deux mois, nous organisons des conférences sur des thèmes professionnels tels que la gestion de projet, comment orchestré une réunion… mais aussi sur des sujets touchant au développement personnel (comment savoir dire non, s’affirmer, prendre la parole en public, etc.) À cela s’ajoute des ateliers parfois techniques (maîtriser SAP, les fonctionnalités avancées d’Excel, utiliser Twitter…) en fonction des besoins que nous font remonter nos adhérents.  D’autant plus que chaque atelier est animé par l’un de nos membres délivrant ses connaissances dans un domaine ce qui contribue à le valoriser. Nous organisons également des soirées afin de faire découvrir nos métiers et participons à divers évènements tels que la Nuit de l’Orientation de la Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble.

Comment vous financez-vous et quels sont vos projets ?

Nous nous finançons par le biais des adhésions (entre 25 € et 50 €). Les étudiants et enseignants dans notre secteur peuvent rejoindre notre association. Par ailleurs, les évènements tels que les conférences sont ouverts au non-membre à raison de 10 € par personne. Pour l’organisation des évènements, nous recherchons des lieux qui peuvent nous accueillir gracieusement. Nos principaux enjeux résident dans le fait de pérenniser notre association en accroissant nos membres et au niveau national, de mieux coordonner nos actions de communication ce qui passera un jour ou l’autre par le recrutement d’un membre salarié. Notre principal problème aujourd’hui touche le positionnement de nos métiers : il faut convaincre les managers que les secrétaires et assistantes sont des piliers et ont un rôle à jouer dans la performance de l’entreprise.

Propos recueillis par Laurent Marchandiau



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