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Schneider Electric : un troisième trimestre contrasté

Isère le 13 novembre 2015 - Laurent Marchandiau - Industrie - article lu 262 fois

Schneider Electric : un troisième trimestre contrasté
AEPI-PHOTEC - Schneider Electric voit son troisième trimestre entaché par la faiblesse des investissements en Chine et aux USA.

Un chiffre d'affaires en hausse de 4,9 % à près de 6,6 Md€ et une croissance organique en baisse de 1,1 %. Les résultats au troisième trimestre 2015 de Schneider Electric sont contrariés par une conjoncture chinoise et américaine ou les investissements industriels sont en replis.

Un troisième trimestre contrasté. C’est le constat que l’on peut effectuer au vu des résultats de l’équipementier électrique, Schneider Electric. Alors que son chiffre d’affaires  progresse de 4,9 % s’établissant à 6,594 Md€ sur les trois derniers mois, la croissance organique du groupe observe un léger repli de 1,1 % à nombre de jours constants.

La faute aux marchés américain et chinois où les investissements industriels se révèlent  en-deçà des attentes. « Notre performance au troisième trimestre montre une stabilisation continue en Europe de l’Ouest et une bonne croissance dans les nouvelles économies, en dehors de la Chine où les marchés se sont encore dégradés », souligne Jean-Pascal Tricoire, Pdg de Schneider Electric. Et de poursuivre : « En dépit d’un marché de la construction bien orienté, la performance aux États-Unis est impactée par le ralentissement des investissements, notamment pétroliers & gaziers et IT. » L’environnement monétaire, volatile, n’y est pas pour rien. L’appréciation de l’euro face au dollar et au yuan contribue à pénaliser la croissance du groupe français.

Alors qu’en général, le groupe est porté par la croissance des États-Unis et de l’Asie, en particulier de la Chine, la tendance s’inverse au troisième trimestre. « La Chine devrait demeurer une zone difficile, les marchés industriels et IT devraient rester faibles aux États-Unis, alors que l’Europe de l’Ouest et les autres nouvelles économies devraient soutenir la performance du Groupe. » Les nouvelles économies représentant 18 % du CA au troisième trimestre (T3) 2015 affichent une forte croissance organique de 9 % alors que les autres zones géographiques ont tendance à stagner comme l’Europe-de-l’Ouest ou se contracter telles que l’Asie-Pacifique (-5 % de croissance organique au T3) ou encore l’Amérique du Nord (- 4 %) « Dans cet environnement compliqué, nous poursuivons la mise en œuvre de nos initiatives de croissance, d’optimisation des coûts, de génération de cash et nous actualisons nos objectifs annuels pour prendre en compte les tendances observées au troisième trimestre et l’évolution des devises. »

Pour cette fin d’année, le Groupe prévoit une croissance du CA en légère baisse et une marge EBITDA (rentabilité) en repli modéré par rapport à 2014.

Laurent Marchandiau

 



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