Fermer la publicité

Schéma de coopération intercommunale : « Une certaine ambition »

Loire le 16 octobre 2015 - Daniel Brignon - Politique - article lu 331 fois

Schéma de coopération intercommunale : « Une certaine ambition »
Daniel Brignon - Le préfet et les sous-préfets ont consulté longuement les élus, qui le reconnaissent

Le préfet de la Loire, Fabien Sudry, a confronté son projet de Schéma départemental de coopération intercommunale à la Commission départementale de coopération intercommunale réunie vendredi 9 octobre.

« Je ne prétends pas avoir d’un premier jet fait une proposition parfaite mais elle exprime une certaine ambition », note le préfet à propos du schéma départemental de coopération intercommunale qui avait la responsabilité de dessiner, devant « tirer le premier », comme il le répète. « Je ne me suis pas contenté d’appliquer a minima ce que me demande la loi », poursuit-il, voulant parler des grands ensembles constitués, une nouvelle carte au nombre d’intercommunalités divisé pratiquement par trois, passant de 17 à 6, en confortant un Roannais unifié, en faisant exister un espace central à deux intercommunalités renforcées et élargissant Saint-Étienne Métropole à la taille requise des 400 000 habitants, pour lui permettre d’accéder au statut de métropole.

C’était une priorité, avouée, du préfet : « Si je n’offre pas à Saint-Étienne Métropole les chances d’accéder à ce statut, je ne prends pas mes responsabilités », insiste-t-il. L’argument est entendu et la plupart des élus de la CDCI reconnaissent la légitimité de Saint-Étienne Métropole à se renforcer, sauf à admettre les ponctions faites sur les territoires voisins pour y parvenir : la « virgule », dans le territoire de Pays de Saint-Galmier, qui répond au vœu des communes y compris de Saint-Galmier, se défend le préfet, et surtout la partition du Pays de Saint-Bonnet-le-Château et des Monts du Pilat qui revendiquent le maintien de leur intégrité. Singulièrement les Monts du Pilat, dont le président Stéphane Heyraud conteste la « méthode » adoptée : « Dans nos échanges avec le préfet, il nous a toujours été assuré le maintien de notre communauté, jusqu’à la découverte de la carte qui montre une volte-face ».

Pour Loire sud encore, la définition d’un espace forézien autonome est reconnu favorablement sauf à regretter qu’il ne soit pas unifié en une seule collectivité au lieu de deux.

La concertation engagée à la CDCI va se poursuivre et chaque collectivité est invitée à se prononcer sur ce schéma, dans les deux mois, consultation dont il sera dressé une synthèse et motivera des retouches au schéma initial soumis à l’approbation de la CDCI avant le 31 mars.

Daniel Brignon



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide