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Roanne : l'hôpital doit économiser 7,3 M€ d'ici 2016

Loire le 02 octobre 2014 - Aline Vincent - Sciences, Santé, Environnement - article lu 746 fois

Roanne : l'hôpital doit économiser 7,3 M€ d'ici 2016
Les trois administrateurs de l'hôpital (Michel Calmon au centre) - (D.R.)

80 % des 7,3 M€ d'économies seront trouvés sur les dépenses.

Les 20 % restants porteront sur des gains de recettes. Concernant tout d’abord la maitrise des dépenses, 1 M€ devrait être économisé sur le les fournitures d’hôtellerie, médicales et la pharmaceutiques. 4,84 M€ sur la baisse de la capacité médicale. La fermeture d’une unité de chirurgie est prévue. L’Inspection générale des affaires sociales l’aurait estimée en surcapacité. L’urologie et la chirurgie viscérale seront donc désormais réunies. Parallèlement, et comme cela avait déjà été prévu par l’ancienne directrice Véronique Bourrachot, la chirurgie ambulatoire sera développée. Une unité polypathologies de 26 lits sera ouverte en novembre avec trois médecins généralistes de façon à désengorger les urgences actuellement en cours de transformation. En cardiologie, 11 lits seront fermés du fait notamment du départ de deux cardiologues. A noter que 21 praticiens, toutes disciplines confondues, ont quitté l’hôpital de Roanne cette année, contre 10 installations seulement. Enfin, en gynécologie, une unité de 10 lits a été fermée en juillet. Ces suppressions entrainent une réduction des effectifs, tant du personnel médical que non médical. Les mesures prises en cardiologie et gynécologie concernent une trentaine de personnes.
Michel Calmon a aussi annoncé des mesures pour d’autres pôles de l’hôpital. L’équipe dirigeante compte jouer sur les départs et le non renouvellement des CDD, sans avoir à toucher aux personnels titulaires. Sur le plan des recettes, elle mise sur les gains provenant de l’occupation des chambres individuelles dont le dépassement tarifaire est pris en charge par les mutuelles. Leur nombre a été augmenté avec la rénovation de l’hôpital. Elles auraient déjà rapporté 155 000 € en 2013. Une méthode critiquée par la CGT qui dénonce d’une part une médecine à deux vitesses et d’autre part un alourdissement des charges des mutuelles qui se répercutera à terme sur les cotisations.

Aline Vincent



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