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Les dentistes de la Loire se mobilisent

Loire le 13 février 2014 - Emilie Massard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 804 fois

Les dentistes de la Loire se mobilisent
Max Lacroix, président du CNSD 42 (© Emilie Massard)

Les patients souffrant d'une rage de dents trouveront certainement porte close en se rendant chez le dentiste de garde les prochains dimanches.

Ils devront prendre leur mal en patience ou se rendre à l’hôpital. Depuis le 3 février, les chirurgiens-dentistes de la Confédération nationale des syndicats dentaires (80 % des praticiens ligériens) ont mis en place plusieurs opérations dont la suspension des gardes dominicales. « Tout d’abord nous souhaitons que les avenants n°2 et 3 de la convention qui nous lie avec la Cnam, signés en 2012 et 2013, soient respectés. Les décrets d’application de cette nouvelle application sont passées, on attend maintenant leur mise en place », commente Max Lacroix, président du CNSD 42. Les dentistes demandent donc le respect des conventions, mais ils vont également plus loin en réclamant une réorganisation du système de remboursement des soins bucco-dentaires.
« La cotation des soins conventionnés est plafonnée, aucun dépassement n’est autorisé. Mais leur prix n’a pas bougé depuis 25 ans, alors que le taux moyen des frais d’un cabinet est passé de 40 à 70 % de ses recettes (entre 90 à 100 € de l’heure). Ces soins ne sont pas anodins, ils comportent des risques et utilisent un plateau technique coûteux, économiquement ce n’est pas viable. A tel point que certains confrères ont tendance à renvoyer leurs patients chez un stomatologue, un ORL ou à l’hôpital, ce qui augmente le coût différé des soins. »
Les chirurgiens-dentistes souhaitent donc ouvrir le débat de la répartition des prises en charges, en proposant par exemple de doubler la valeur des soins conventionnés (soit un coût de 2 Md€ pour l’assurance maladie) ce qui, selon le CNSD, permettrait des économies équivalentes dans les soins de prothèses en 3 à 5 ans. « Aujourd’hui la profession de chirurgien-dentiste n’attire plus les jeunes. On manque de relais, la profession sera sinistrée dans 5 ans si on n’agit pas maintenant », conclut Max Lacroix.

Emilie Massard



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