Fermer la publicité

Le HPL de Saint-Etienne sous pavillon australien

Loire le 30 juin 2014 - Denis Meynard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 1965 fois

Le HPL de Saint-Etienne sous pavillon australien
Le HPL fêtera l'an prochain les dix ans de ses nouvelles installations (© Denis Meynard)

L'Hôpital privé de la Loire (HPL), construit à l'emplacement de la Muraille de Chine, dans le quartier de Montchovet à Saint-Etienne, vient une nouvelle fois de changer d'actionnaires.

Il fait partie des nombreuses cliniques MCO de l’Hexagone qui rejoignent l’Australien Ramsay, après sa prise de contrôle par la Générale de Santé. Les parts rachetées l’ont été auprès du Dr Antonino Ligresti et de la famille italienne Agostini.
Cette opération, effectuée en duo avec Crédit Agricole Assurances (Predica), donne le contrôle (à plus de 83 %) du premier opérateur privé de santé en France. Elle valorise à près de 950 M€ la Générale de Santé, qui a dégagé un bénéfice net de 111,3 M€ en 2013, doublé sur un an grâce à plusieurs cessions. L’entreprise est engagée depuis 2011 dans une stratégie de recentrage de ses activités autour de son offre de soins en médecine chirurgie obstétrique (MCO) et soins de suite et de réadaptation (SSR).

Un CA de 43,3 M€ en 2013 pour le HPL

Le groupe a revendu en novembre dernier son pôle psychiatrie pour 200 M€ à... Ramsay. L’incursion de ce dernier dans l’Hexagone, où il compte désormais 19 000 salariés dont 7 000 infirmiers et 4 000 aides soignants, dans 75 établissements, est récente. Elle remonte à 2010, lors de son rachat du groupe français hospitalier Proclif. Suivi de la Clinique Convert, à Bourg-en-Bresse, en 2011, puis la Clinique de l’Union, en Haute-Garonne, en 2013.
Le HPL, dirigé par Janson Gassia, compte 328 lits et places, 450 salariés et 150 praticiens. En 2012, son chiffre d’affaires s’élevait à 43,3 M€. En 2008, la Générale de Santé, alors actionnaire (à 14 %) depuis une vingtaine d’années, en avait pris le contrôle au terme d’une offre publique d’achat qualifiée de « brutale de prise de contrôle, à bon compte » par de nombreux praticiens actionnaires. Peu de temps auparavant, confrontés à un endettement élevé, pour financer les locaux neufs de 40 000 m2, dans lesquels ils sont installés depuis 2005, les dirigeants d’alors avaient vendu les murs, pour 41,5 M€. Fin 2011, la Ville de Saint-Etienne vendait à son tour au même acquéreur (Acapace), pour 7,4 M€, le terrain sur lequel avait été édifié, en 2005, l’ensemble hospitalier, né de la fusion de quatre cliniques de la région stéphanoise.

Denis Meynard



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide