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Le doute des sages-femmes ne se dissipe pas

Loire le 14 avril 2014 - Marine Graille - Sciences, Santé, Environnement - article lu 78 fois

Le doute des sages-femmes ne se dissipe pas
Les sages femmes, en grève depuis octobre, demandent une meilleure reconnaissance de leur statut (Stocklib © Tyler Olson)

« Nous sommes transparentes dans la société », regrette Roselyne Marion, présidente du conseil des sages femmes dans la Loire.

Depuis six mois, les sages femmes en grève veulent être entendues et surtout reconnues. Actuellement le statut de la profession reste un peu ambigu.
Si 15 % des sages-femmes sont des libérales, la grosse majorité des praticiennes exercent à l’hôpital et sont donc fonctionnaires. Un statut qui, selon R. Marion, « ne donne pas de liberté et d’autonomie à la profession ». Si de nombreuses sages femmes proposent alors de sortir de la fonction publique pour acquérir le statut de praticien hospitalier, d’autres craignent que cela soit synonyme de précarisation. « Nous ne voulons pas être médecins, les sages femmes veulent simplement être reconnues pour ce qu’elles font mais nous sommes une profession médicale à part entière. Nous nous occupons d’une grossesse du début jusqu’à la fin et assurons également depuis 2010 le suivi gynécologique des femmes. D’ailleurs nous avons depuis de nombreuses années le droit de prescription », rappelle Roselyne Marion.
En termes de salaires, les praticiennes demandent une revalorisation. En début de carrière, elles sont rémunérées environ 1 400 € net par mois et en fin de carrière jusqu’à 2 700 € net pour un temps plein. En étant fonctionnaires, les sages femmes du secteur hospitalier profitent par ailleurs des 35 heures légales de travail hebdomadaires.
Il y a un mois, la ministre de la Santé Marisol Tourraine, leur a proposé un nouveau statut qui continue d’être inscrit dans la Fonction publique hospitalière. Une annonce qui n’a pas convaincu les sages femmes même si R. Marion reconnaît que « tout ce qui est proposée par la ministre n’est pas négatif, notamment concernant notre représentation au sein de la commission médicale d’établissement qui sera renforcée ». Les 322 sages femmes ligériennes exerçant à l’hôpital ne comptent pas arrêter pour l’instant leur grève même si elles assurent leur service dans les maternités.

Marine Graille



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