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La Loire en déficit de dentistes

Loire le 14 juin 2014 - Louis Pralus - Sciences, Santé, Environnement - article lu 1345 fois

La Loire en déficit de dentistes
Le bureau de l'URPS chirurgiens-dentistes Rhône-Alpes à Roanne (D.R.)

Les docteurs Balagna, président de l'URPS des chirurgiens-dentistes Rhône-Alpes ; Lacroix, vice-président ; Verchère, trésorier, ont donné les résultats de leur étude menée en  Rhône-Alpes avec focus sur la Loire.

C'est l'inquiétude et des solutions sont avancées pour renverser la vapeur. Il en ressort que Roanne et son agglomération, Cours-la-Ville, Boën, Balbigny, Saint-Just-Saint-Rambert sont très sous dotées.
Un exemple est donné par le chirurgien-dentiste de Saint-Germain-Laval. « En 6 mois on est passé de 4 chirurgiens-dentistes à une seule, moi, pour une population de quelque 5 000 habitants. Je suis obligée d'orienter ailleurs les nouveaux patients qui n'habitent pas Saint-Germain-Laval ou les environs. » Charlieu est aussi dans la pénurie avec 5 praticiens pour tout le canton. Roanne se divise en deux zones  : l'une avec 29 dentistes sur dotée, l'autre avec 4 dentistes sous dotée. Au total Roanne et son agglomération comptent 64 dentistes. La France en compte 40 000, Rhône-Alpes 340 et la Loire une  centaine.
Cette situation qui a profondément changée en dix ans tient au fait que les jeunes chirurgiens-dentistes qui s'installent privilégient d'abord le cadre de vie et les conditions de l'exercice de la profession. « Il est impensable pour eux, précise le Dr Balagna, de travailler 50 à 60 heures par semaine comme les anciens. C'est 30 heures maximum, soit trois jours. » Il est à noter aussi une forte féminisation de la profession et le désir de 99 % des étudiants d'exercer en groupe mono-professionnel. Le coût de l'installation est de 200 000 €.
Des incitations sont apportées par l'Agence régionale de santé et la caisse primaire d'assurance maladie pour faire venir les jeunes dentistes en zones sous dotées. Par exemple une aide de 15 000 € de la CPAM à ceux qui choisiront une zone très sous-dotée ; ou bien une prise en charge de leur assurance maladie pour aller dans ces mêmes zones ; enfin des bourses aux étudiants, à partir de la 2e année jusqu'à la 6e et dernière année, à raison de 1 200 € par mois s'ils choisissent d'aller en zone sous-dotée.

Louis Pralus



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