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L'ARS a engagé le travail pour un nouveau « projet de santé »

Loire le 09 octobre 2014 - Mathieu Ozanam - Sciences, Santé, Environnement - article lu 386 fois

Le constat dressé par l'Agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes pour le sud de la Loire a de quoi faire frémir.

Qu’on en juge un peu : « le vieillissement de la population est plus accentué qu’ailleurs (…) ; les indicateurs de précarité sont parmi les plus défavorables de la région voire, pour certains, en dessous de la moyenne nationale : 2e plus faible revenu moyen par foyer fiscal en 2007, taux de mortalité prématurée pour 100 000 habitants et taux d’affection de longue durée supérieurs à la moyenne régionale, avec une part importante de diabète, d’insuffisance cardiaque et de souffrances psychiques ». Et pourtant, paradoxalement l’offre de soins hospitaliers qualifiée de « très dense », est insuffisamment utilisée.
C’est sur les bases de ce constat que l’ARS avait annoncé au début de l’été avoir lancé une démarche de concertation avec les acteurs du territoire, élus et professionnels des secteurs libéral, hospitalier et médico-social en vue de préparer un « contrat de modernisation de l’offre de soins en Loire Sud ». Véronique Wallon, la directrice générale de l’ARS Rhône-Alpes a réuni début septembre les personnes concernées au sein d’un comité de pilotage. S’adressant à ceux-ci elle a indiqué : « il ne s’agit pas de partir de l’offre mais bien des besoins de santé de la population. Il faut en particulier construire des parcours de soins qui garantissent une prise en charge globale et sans rupture du patient. Il s’agit aussi de s’interroger sur la meilleure affectation possible des ressources disponibles pour bâtir cette organisation ».
Une organisation qui pourrait rappeler les communautés hospitalières de territoire (CHT) prévues par la loi de 2009 « Hôpital, patients, santé, territoires ». Ces CHT devaient contribuer à mettre en place de meilleures collaborations, mais pour Véronique Wallon « les CHT n’ont pas abouti, les hôpitaux n’y sont pas arrivés car ils sont restés centrés sur eux-mêmes », avait estimé la directrice générale début juillet au cours d’une rencontre avec la presse. Des groupes de travail thématiques ont été constitués pour entrer dans le vif du sujet.

Mathieu Ozanam



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