Fermer la publicité

Centre hospitalier du Forez : l'inquiétude

Loire le 20 février 2014 - Louis Thubert - Sciences, Santé, Environnement - article lu 531 fois

Centre hospitalier du Forez : l'inquiétude
(© LT / L'hôpital de Beauregard, pôle montbrisonnais du CHF)

Deux maires, deux députés ; deux de droite, deux de gauche.

Liliane Faure, maire PS de Montbrison, Jean-Pierre Taite, maire UMP de Feurs, Jean-Louis Gagnaire, député PS de la 2e circonscription de la Loire et Paul Salen, député UMP, lui, de la 6e circonscription : voilà la délégation ligérienne qui s'est rendue à Paris le 12 février pour rencontrer Estelle Denize, conseillère de Marisol Touraine, Philippe Pucheu, conseiller chargé des questions de santé mais aussi Gilles de Lacaussade, alors directeur général adjoint de l'Agence Régionale (ARS) de santé Rhône Alpes.
Le centre des préoccupations est le centre hospitalier du Forez (CHF), issu de la fusion « à froid » selon Jean-Louis Gagnaire, des hôpitaux de Feurs et de Montbrison. Le CHF connaît un moment difficile : le nombre d'usagers est en baisse, comme dans tous les centres hospitaliers du département. Résultat : le déficit est actuellement de 4 M€ pour l’établissement forézien. J.-P.Taite déclarait le 10 février au micro de France Bleu Saint-Etienne que « la loi Bachelot avec la tarification à l'acte ne permet pas d'équilibrer nos comptes. Cette loi condamne l'hôpital public. » L'élu a nié toute suppression future de poste, préférant travailler sur les recettes.
Dans un communiqué, les quatre élus ligériens, les deux conseillers de la ministre de la Santé et Gilles de Lacaussade, aujourd'hui directeur par intérim de l'ARS Rhône-Alpes, ont confirmé que « la constitution du Centre hospitalier intercommunal du Forez va permettre l’accompagnement des investissements futurs par l’ARS Rhône-Alpes ». L'ARS s'est engagée dans le même document à d'autres réunions avec les élus locaux au sujet du CHF. Lancé en 2008 et achevé le 1er janvier 2013, le rapprochement des hôpitaux foréziens au sein du CHF visait à attirer plus de médecins que ne pouvaient le faire les hôpitaux de Feurs ou de Montbrison chacun de leur côté. « Cette fusion était un mouvement inéluctable, a indiqué Jean-Louis Gagnaire. Mieux valait le faire avant d'y être contraint. »

Louis Thubert



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide