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Au CHU, la dermatologie en pointe

Loire le 26 juin 2014 - Daniel Brignon - Sciences, Santé, Environnement - article lu 969 fois

Au CHU, la dermatologie en pointe
Les appareils munis d'une caméra laser visualisent le niveau de la cellule (D.R.)

En 1998, le service de dermatologie stéphanois était le premier en France à se doter d'un dermatoscope numérique, « une super loupe qui grossit 80 fois », explique le Dr Jean-Luc Perrot.

Un saut technologique a été accompli plus récemment avec la microscopie confocale, une technique encore peu développée en Europe qui permet de poursuivre l’observation in vivo à l’échelle de la cellule (l’échelle du micron). Cette technique permet d’affiner le diagnostic, « de réduire la zone grise, une zone d’incertitude. On peut déterminer avec une plus grande certitude si tel nevus (grain de beauté) est cancéreux ou non. C’est une grande avancée pour les patients. Avant on enlevait 20 nevus pour un mélanome identifié, aujourd’hui avec cette technique c’est 4 sur 20 », précise le Dr Perrot. Ce n’est pas le seul bénéfice, la technologie confocale permet de cerner précisément l’étendue de la tumeur et ainsi de réduire la marge d’ablation. « On réduit de 30  à 40 % la surface que l’on opère, c’est un bénéfice considérable surtout pour les tumeurs situées sur le visage ou les paupières », convient le Dr Perrot.
La plateforme d’imagerie a été à nouveau conforté il y a deux mois d’un nouvel appareillage encore peu répandu et le premier en France, l’OCT haute définition (Optical cohérence tomography), qui offre les mêmes avantages que la microscopie confocale sur les couches inférieures de la peau. « La microscopie confocale permet d’observer les cellules jusqu’à 100 microns de profondeur soit dans l’épiderme et à la jonction de l’épiderme et du derme, au-delà on ne voit plus rien. C’est là qu’intervient l’OCT HD qui a un pouvoir de pénétration supérieur et permet de révéler des lésions dans la profondeur du derme », explique le Dr Perrot, qui avec les deux autres chirurgiens formant l’équipe de dermatologie stéphanoise, collabore à l’aide de ces équipement de pointe dans des programmes de recherche avec d’autres services de chirurgie du CHU : ophtalmologique, maxillo-faciale, gynécologique.

Daniel Brignon



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