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Village de la Loire : Sainte-Agathe-la-Bouteresse, l'après Imerys

Loire le 04 décembre 2014 - Xavier Alix - Forez - article lu 784 fois

Village de la Loire : Sainte-Agathe-la-Bouteresse, l'après Imerys
Dans le bourg principal, l'église du XVe-XVIe siècle étonne (D.R.)

C'est un gros défi que vient de relever Sainte-Agathe-la-Bouteresse. Un dossier qui a occupé une grande partie du mandat du maire Pierre Drevet, successeur en « cours de route » de Michel Maisonnial en 2010 avant d'être reconnu permier magistrat par les urnes en 2014.

Il s’agissait de gérer l’après Imerys, la briqueterie fermée en 2001. Outre la perte de revenus d’une industrie historique ayant eu jusqu’à une cinquantaine de salariés, elle laissait derrière elle des hectares en friche pollués s’ajoutant à d’autres dizaines d’hectares pollués encore mais ceux-ci par ce qui fut longtemps, jusqu’en 2001, la décharge d’ordures ménagères du Forez. Après un long travail de négociations, la société Pallanche, une PME de construction de structures bois et métal (une quarantaine de salariés) a repris le bâtiment d’Imerys et une partie du terrain. L’autre partie des terrains souillés - l’ensemble a été dépollué par Epora - sera loué au moins 25 ans 15 000 € par an à Luxel, société héraultaise devant implanter sur 10 ha sa seconde « ferme photovoltaïque » dans la Loire. « Nous avions acquis les terrains  et longtemps cherché une solution : on ne pouvait pas faire ici de résidentiel. Maintenant, c’est fait et on récupère des revenus : outre la location par Luxel, les taxes de Pallanche », explique le maire qui, ironie du sort, contribua à construire de ses mains au début des années 60 un four monumental d’Imerys, alors qu’il était jeune apprenti dans l’entreprise paternelle.

Avant cela, c’est l’expansion démographique qui fut le fil rouge de la commune. Si la population a quelque peu progressé des années 60 au début des années 80, elle resta stationnaire ensuite - autour des 850 habitants - jusqu’au milieu des années 2000. Mais sur les 10 dernières années, environ 300 habitants se sont ajoutés. Pas sans conséquence. Sur la mise à jour de l’assainissement notamment : un coût d’1 M€, endettant chaque administré à hauteur de 1 000 € en 2008. Dette revenue depuis à 500 € par tête. La maintenir à un niveau raisonnable reste le souci constant du maire pour qui, néanmoins, « la démographie avait besoin de se redynamiser. On a développé l’habitat sous plusieurs formes : maisons individuelles, lotissements. Dont du locatif en collaboration avec Loire Habitat. Nous avons profité du “trop plein“ de notre voisin Boën. Mais il y a une cohésion d’aménagement. »

Sainte-Agathe concentre en effet son urbanisation de part et d’autre de la N 89 amenant à Feurs à 14 km à l’est et la voisine Boën à l’ouest. « L’autre bourg » de la commune, la Bouteresse - autrefois paroisse indépendante et réunie avec Sainte-Agathe à la Révolution - fait un lien urbanistique continu avec la capitale du Pays d’Astrée. Reste que les zones agricoles représentent deux tiers du territoire. En ajoutant, les zones naturelles et inondables (au sud, le Lignon sépare la commune de Trelins et Montverdun), les trois quart du territoire qui ne compte pas de hameaux sont non urbanisables.

Dans la cadre de la reprise des terrains d’Imerys, 25 ha servant d’ancienne réserve à la briqueterie sont passés en zone loisirs nature que devrait traverser un chemin pédestre à l’étude reliant la réserve de la Biterne et la Bâtie d’Urfé.  

Xavier Alix

Altitude : 355 à 411 m

Gentilé : Sainte-Agathois

Intercommunalité : communauté de communes du Pays d'Astrée

Population : (chiffre officiel Insee 2011) : 1 108

Surface : 1 175 ha

Festivités : foires le 2e samedi d’avril et le 22 septembre

Patrimoine : église de style « gothique forezien » du XVe et XVIe siècle à la façade étonnante dotée d’un fronton « trilobé ». Le clocher compte trois cloches dont une de 1682 est classée monument historique.



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