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Saint-Étienne Métropole : L'agglomération veut multiplier par six son énergie renouvelable

Loire le 17 novembre 2014 - Daniel Brignon - Sciences, Santé, Environnement - article lu 283 fois

Le dossier est bien engagé selon la vice-présidente Sylvie Fayolle.

Le dossier de candidature au label Tepos a été déposé par Saint-Etienne Métropole et le parc du Pilat en première lecture en février dernier et a été bien reçu par la Région qui avait lancé conjointement avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) l’appel à projets en Rhône-Alpes.
Sur les 11 projets déposés actuellement c’est l’un des rares, « original », à représenter le territoire d’une grande agglomération, souligne Sylvie Fayolle, qui explique de ce fait la raison d’une modulation de l’objectif requis initialement dans ce genre de projet, c’est-à-dire se rapprocher en 2050 de l’équilibre entre la consommation d’énergie et la production d’énergie renouvelable locale. Le projet que partagent Saint-Etienne Métropole et le PNR du Pilat a été retenu pour atteindre raisonnablement l’objectif de 70 % de l’énergie consommée produite localement en 2050.
En 2010, la production d’énergie renouvelable sur le territoire s’élevait à 6 % de la consommation. Renouvelable principalement amené par le bois. « Pour atteindre l’équivalent de 70 % des consommations d’énergie, il convient de multiplier la consommation actuelle d’énergies renouvelables par six », indique le document d’orientation, sachant que le territoire de 86 communes, quatre intercommunalités et 437 000 habitants s’engage par ailleurs sur une réduction de 50 % de la consommation d’énergie entre 2010 et 2050, avec une piste prioritaire : la baisse de consommation dans l’habitat.
La procédure va être poursuivie par les deux collectivités qui confirment leur candidature qui une fois retenue permettra de prétendre à une aide de 100 000 € sur trois ans de l’Ademe et en outre pouvoir émarger en priorité aux crédits « énergie » des Feder (Europe) et CPER (Contrat de projet Etat-Région).

Daniel Brignon

Plus que 15 quartiers prioritaires

Le périmètre des quartiers « cibles », identifiés pour faire l’objet d’une mobilisation de l’Etat dans le prochain contrat de ville 2015-2020 a été validé par le conseil communautaire à l’exception de six votes hostiles du groupe communiste et Front de gauche dénonçant une politique d’austérité traduite dans la restriction de l’Etat dans le nombre des quartier retenus. « La fragilité demeure bien au delà de ce périmètre », arguait Vincent Bony, traduisant un sentiment assez largement partagé bien que la majorité se soit rangée à la géographie proposée, toutefois amendée avec les services de l’Etat.
Il y avait en effet sur le territoire de Saint-Etienne Métropole 30 quartiers prioritaires dans 10 communes, l’Etat n’en retient plus que 15 pour le contrat 2015-2020, identifiés comme « quartiers cibles », une nouvelle catégorie. Ils sont au Chambon-Feugerolles, la Ricamarie, Saint-Etienne, Saint-Chamond, Rive-de-Gier, qui restent dans le dispositif ; puis à Andrézieux-Bouthéon et à La Grand-Croix qui entrent dans le dispositif. En revanche, Firminy, Unieux et L’Horme n’ont plus de quartier prioritaire.
L’agglomération a négocié avec l’Etat pendant l’été une extension du périmètre de ces quartiers prioritaires retenus. 12 sur 15 ont été étendus dans la limite de 10 % tolérée par l’Etat. Pour autant, Saint-Etienne Métropole ne renonce pas à inscrire de nouveaux quartiers dans le dispositif, dans la catégorie « quartiers de veille active », éligibles aux  crédits de droit commun de l’Etat et des collectivités. La demande a été adoptée à l’unanimité cette fois d’inscrire 23 autres quartiers parmi ceux déchus de leur statut prioritaire, dans cette nouvelle catégorie.

Saint-Etienne vers une métropole ?

En marge du conseil communautaire, le président de Saint-Etienne Métropole, Gaël Perdriau, confiait ne pas écarter l’hypothèse de faire évoluer l’agglomération vers un statut de métropole. Une possibilité à l’étude aujourd’hui.
Il fallait pour prétendre au statut de métropole justifier de 400 000 habitants au 1er janvier 2014. Or, Saint-Etienne Métropole en compte 388 000. Elle pourrait atteindre le niveau requis par élargissement de son périmètre, sachant par ailleurs les évolutions suscitées par l’obligation pour les intercommunalités de représenter au moins 20 000 habitants au 1er janvier 2017. Il va de soi, précise Gaël Perdriau que tout élargissement ne peut se concevoir qu’avec cohérence et adhésion des habitants, « qu’il soit le plus naturel aux habitants ». Deux autres conditions seraient requises pour entrer dans les critères : un amendement au décret reportant la date butoir de 2014 pour atteindre la population de 400 000 habitants et l’abaissement du seuil de 650 000 à 550 000 habitants nécessaires sur le bassin d’emploi. Le gouvernement, confie l’élu, serait disposé à ces évolutions pour créer plusieurs métropoles supplémentaires au-delà des 13 retenues aujourd’hui. Pour l’élu, une métropole stéphanoise amènerait un équilibre dans la grande région Rhône-Alpes-Auvergne, à côté des trois métropoles retenues, de Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand.
Gaël Perdriau s’en tient pour l’heure à « poser le débat » aux yeux des élus métropolitains auxquels il appartiendra de trancher entre trois hypothèses : rester communauté d’agglomération, évoluer vers une communauté urbaine ou tenter le statut d’une métropole.

D.B.



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