Fermer la publicité

Saint-Régis-du-Coin : le tourisme à un tournant

Loire le 17 juillet 2014 - Xavier Alix - Actualités - article lu 1336 fois

Saint-Régis-du-Coin : le tourisme à un tournant
(© Mairie de Saint-Régis-du-Coin)

Est-ce en raison d’un nom un peu étrange ? De coups d’œil trompeurs sur la carte du Pilat ? Le fait de border la Haute-Loire ? Ou encore la toute petite départementale pour s’y rendre depuis le Col de la République ? La plupart des sud Ligériens ayant entendu parler de Saint-Régis-du-Coin l’imagine loin, isolée.

Son minuscule centre bourg n’est en fait qu’à 20 min des portes de la préfecture et donc d’une autoroute.  
« Des villages voisins plus éloignés n’ont pas cette image, constate le maire André Vermeersch, ici, les gens passent des coups de fil au restaurateur pour savoir s’il n’y a pas de souci d’accès et ne le font pas ou moins avec Marlhes par exemple. » Car ce qui est mieux connu, c’est la beauté du paysage des hauts plateaux du Pilat. Beauté émaillée de patrimoine naturel, voire humain (Mont Chaussitre, Pierre des trois évêques, tourbières de Gimel, le Champ des fustes : peut-être un mégalithe) valant à Saint-Régis une relative fréquentation touristique et des kilomètres de voies de randonnées. L’autre atout, bien plus aléatoire, c’est l’enneigement. A plus de 1 000 m d’altitude, la commune fait partie de l’espace nordique du Haut Pilat de la communauté de communes des Monts du Pilat : 20 km balisés pour raquettes et ski de fond.
Dans les années 70, on s’enthousiasme pour le ski en moyenne montagne. A Saint-Régis « un foyer de ski » est créé par le Parc naturel : 39 couchages et une location de matériel gérés par une association. La municipalité vient de le reprendre afin de le moderniser pour 425 000 € - quasi deux fois son budget de fonctionnement -  à 60 % financés par le conseil général, l’État, la Région et l’intercommunalité. « La nouvelle appellation et mode de gestion sont en réflexion. C’est plein à 60 % hors saison hivernale et il y a aussi des gîtes privées. Il y a donc des outils à disposition : l’idée est de suivre de plus près ce tourisme dans le cadre d’une réflexion plus globale sur la communauté de communes », explique A. Vermeersch qui a d’ailleurs cette délégation aussi sein des Monts du Pilat. Pourquoi ? « On vit bien ici. Mais il faut savoir se projeter sur l’avenir, sinon le village peut en mourir. »
Il ne reste actuellement que le seul restaurant Béal pour représenter le commerce, l’autre est en vente. Comme (trop) souvent. Malgré une démographie en bonne santé depuis les années 90 puisque passée de 283 « Cointrands » en 1990 à 377 aujourd’hui. Une population périurbaine est venue s’ajouter  - « sans rivalité », précise le maire - aux « anciens » : il reste tout de même 17 exploitants agricoles et une dizaine d’artisans. 45 élèves iront à l’école privée La Source à la rentrée contre 39 en 2013 quand on risquait une fermeture de classe il y a peu. La population a cependant tendance à se stabiliser. « Peut-être parce que tous les hameaux (plus de 20) ont déjà été repris, retapés, se demande A. Vermeersch, nous ne voulons pas d’un développement à tout va. » Pas de lotissements donc et « les deux-trois permis par an imposé par le Scot au Plu que nous élaborons nous va. Les nouvelles habitations se concentreront autour du bourg. »
Après un mandat précédent consacré aux études, l’heure est à la concrétisation : le nouveau foyer donc. Mais le contrat avec le Département bientôt signé pour cofinancer ce dernier aidera aussi à rénover le petit patrimoine, l’église et la voirie de l’école.

Xavier Alix


Altitude :
de 977 m à 1 302 m, bourg à 1031 m
Gentilé : Cointarands
Intercommunalité : Communauté de communes des monts du Pilat
Population : 377 (officiel Insee 2011).
Surface : 2 050 ha.
Festivités : trails d’hiver en février, d’été en juin. Grande manifestation de la chasse en février.
Histoire : la commune a été créée en 1858 à partir du hameau Le Coin. L’église aurait été élevée en 1830, dédiée à saint J.-F. Régis, « apôtre du Vivarais » du XVIIe siècle dont l’accueil hostile aurait laissé aux générations suivantes quelques remords typiques de la Restauration.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide