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Saint-Priest-la-Roche : un pôle culturel à la campagne

Loire le 20 avril 2015 - Louis Pralus - Roannais - article lu 519 fois

Saint-Priest-la-Roche : un pôle culturel à la campagne

Connu au Moyen Age par ses seigneurs le village de Saint-Priest-la-Roche accroche toujours son nom à un château mais celui-ci est un haut lieu du loisir et de la détente : le château de la Roche.

Les premières traces de Saint-Priest-la-Roche ? Une église mentionnée au XIe siècle. Elle était chapelle du château. Il en reste au nord de l'église actuelle la nef et le bas-côté nord qui ont servi à bâtir la salle des fêtes. Un petit prieuré de Cluny avait été fondé par un seigneur de Saint-Priest-la-Roche. Plusieurs membres des  seigneurs furent moines de Cluny : les Chairsala, Montheux, de Sainte-Colombe. Les moines étaient possesseurs des dimes de la paroisse et percevaient des rentes féodales, entre autres sur les terres de Salois. L'église actuelle, de 1889-1902, est de style néo-romano-byzantin avec toiture en tuiles vernissées.

Le village n'a plus ni moines ni seigneurs mais  un château sur la Loire, propriété de la commune, géré et animé par la CoPler avec quatre employés sur place. Le maire, André Roche, est heureux qu'il reçoive plus de 13 000 visiteurs par an et assure des rendez-vous festifs toute l'année : Halloween, Pâques, la fête de l'oiseau, les apéro-concerts... Le village avec la Loire, le château, ses chemins de randonnée, ses points de vue, attire marcheurs et touristes. Et tout est fait pour les accueillir : deux adresses de chambres d'hôtes dont une ferme ; le centre d'hébergement de la Roche loué au CRV ; le restaurant Le Relais du château qui surplombe la Loire ; la ferme-auberge Chez Aristote un peu au-dessus de la gare, avec sa basse-cour de tous les pays ; au cœur du bourg l'épicerie-bar, Le Bienvenu, qui vend produits fermiers de la région, artisanat régional et de l'aromathérapie. Il organise aussi régulièrement des animations culturelles, gourmandes et de loisirs.

Une gare en bois et en briques

Mais Saint-Priest-la-Roche est également riche d'artisans, d'artistes et d'industrie : un atelier de relooking meubles et création détournement d'objets ; un maçon traditionnel qui travaille le chanvre et la chaux et fait la rénovation du bâti ancien ; un atelier de créations textiles personnalisées, Brik à brok ; une coiffeuse à domicile « Cheveux d'ange » ; un groupe professionnel de chants et création de spectacles, Carpe noctem, et l'entreprise industrielle Terralys, spécialisée dans la valorisation biologique.

Un autre élément vient renforcer l'attrait touristique des lieux : la base d'aviron de Cordelle à moins de 3 km du bourg, qui a donné naissance au village à une association pour l'initiation à l'aviron. Autre curiosité historique : la gare en bois et en briques, qui n'a pas changé depuis ses origines. On avait songé à en faire un petit musée. La commune a renoncé : il n'y a pas d'accès du côté de la voie, il faudrait payer quelqu'un pour faire les visites. Il n'existe plus de projet pour la petite gare verte et rouge qui va mourir de sa bonne mort.

Par contre M. le maire a d'autres projets. A l'école : abaisser les plafonds, faire une isolation, supprimer l'entrée du logement par la cour et faire un accès extérieur, faire des rampes pour l'accessibilité de l'école ; au centre d'hébergement de la Roche : aménager un hangar et des sanitaires. La commune , qui a connu 937 habitants en 1 800, regagne peu à peu des habitants depuis le lotissement communal de 12 lots  face à la Loire. D'une grande superficie le village reste agricole avec 7 exploitations, principalement productrices de lait et deux fermes bio. L'école, en RPI avec Vendranges, reçoit 22 enfants du 3e cycle. 

Louis Pralus

Carte d'identité

Nombre d'habitants : 360
Superficie : 1350 ha
Altitude : de 290 à 535 m
Gentilé : les Morillons
Communauté de communes : Pays entre Loire et Rhône (CoPLER)
Monument remarquable : le château de la Roche



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