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Saint-Jean-Soleymieux, chef-lieu qui tient son rang

Loire le 16 octobre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 470 fois

Il faut attendre la fin des années 1970 pour voir s’interrompre la chute démographique et l’exode vers les villes amorcé depuis le début du XXe siècle et voir la commune reprendre lentement mais régulièrement sa croissance.

« La population évolue doucement mais régulièrement, nous ne souhaitons pas d’ailleurs qu’il y ait une évolution brutale pour permettre aux nouveaux habitants de s’intégrer et cela se passe plutôt bien. Les gens viennent rechercher ici une certaine qualité de la vie », fait remarquer Evelyne Chouvier, nouvelle maire de Saint-Jean-Soleymieux. Il n’y a pas eu de lotissements mais des constructions individuelles venues conforter le village, surtout souligne Evelyne Chouvier, « énormément de rénovations et de reconversion de maison secondaires ». La population qui était de 866 habitants en 2010 atteint pratiquement les 900 habitants, indique le maire. La commune agricole qui comptait 1 400 habitants au milieu du XIXe siècle était passée par un étiage à 548 habitants en 1975.
En termes d’activités, la commune compte quatre exploitations agricoles un nombre significatif d’artisans, qui ont reconquis la zone artisanale de Thinereilles, acquise par la commune d’une superficie de 29 000 m2. L’étoffe commerciale est solide avec l’ensemble des services représentés : épicerie, boulangerie, boucherie, coiffure, bar-tabac, boutique de produits du terroir, auxquels s’ajoutent des services liés au statut de chef-lieu de canton : perception, poste - encore en place -, gendarmerie, une étude notariale.
Parmi des projets de la nouvelle municipalité, Evelyne Chouvier désigne en premier lieu des travaux d’assainissement pour traiter les eaux pluviales abondantes sur le bassin versant. Sur les bâtiments communaux, la plupart à niveau, la commune envisage d’intervenir sur le site de Thinereilles, construit en bois il y a trente ans qui a besoin d’un rafraichissement. Il reste la réhabilitation du bâtiment de la cure, pour lequel la commune a ouvert une réflexion sur son devenir. Elle s’interroge encore sur la possibilité de travaux qui présentent une certaine urgence à la crypte, classée monument historique, menacée par les écoulements d’eau. Il y a enfin en ligne de mire une modernisation de la salle des fêtes dans le cadre d’un suivi des bâtiments communaux.
Beaucoup de chantiers pour la nouvelle municipalité qui hérite d’une gestion très saine que salue Evelyne Chouvier, lui permettant d’y faire face. Son premier chantier a été celui de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires qui donne aujourd’hui satisfaction estime E. Chouvier. Pour les activités dites de « temps Peillon », la commune, conjointement avec celle de Soleymieux avec laquelle elle partage le RPI, a mobilisé une structure légère constituée par son personnel périscolaire. Ils sont sept personnes animant autant d’ateliers, « autour du livre, autour de l’actualité, à travers des ateliers de bricolage et jeux de société ». Y sont inscrits 100 enfants sur les 164 du RPI répartis entre les deux communes.

Daniel Brignon


Carte d’identité

Superficie : 1647 ha, dont un tiers boisé.
Altitude : de 699 m à 1 204 m. Le bourg se situe à 557 m (au niveau de l’église).
Population : 842 habitants (population légale 2011).
Gentilé : Saint-Joanard.
Nombre de ménages (en 2011) : 332.
Activités : 82 établissements recensés au 31 décembre 2011.
Une école en RPI qui accueille 164 enfants : 94 à Saint-Jean et 70 à Soleymieux.
Communauté de communes : Pays de Saint-Bonnet-le-Château.
Saint-Jean-Soleymieux est le chef-lieu d’un canton qui sera fusionné avec la plus grande partie de celui de Montbrison dans le cadre de la nouvelle carte cantonale.



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