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Saint-Etienne veut en finir avec ses affichettes sauvages

Loire le 13 octobre 2016 - Sophie Bonnevialle-Chesneau - Agglomération stéphanoise - article lu 1522 fois

Saint-Etienne veut en finir avec ses affichettes sauvages

Ces papiers collés sur l'espace public sont traqués par une équipe de nettoyage dédiée au sein de la municipalité.

Son nom : tags et désaffichage : « elle intervient notamment sur toutes les étiquettes collées illégalement sur des murs, panneaux, poteaux », explique Alexandra Custodio, adjointe au cadre de vie à la ville de Saint-Etienne. Le tout à hauteur d'homme. Pour les feux tricolores, c’est Saint-Etienne métropole qui s’en occupe, via un marché passé avec une entreprise externe. De nombreux numéros de téléphone orientent vers des propositions de prostitution.

L’équipe en charge du nettoyage des tags et affiches a fait l’objet d’une réorganisation en octobre 2015 : « nous sommes passés de 4 à 6 personnes, soit deux équipes de trois personnes dédiées à cette tâche », explique l’élue. Deux personnes ont été recrutées pour venir renforcer l’équipe intégrée au service cadre de vie, ce dernier compte 420 agents en tout. Jusque-là, le nettoyage des tags et des affichettes était assuré par des fonctionnaires, mais pas spécifiquement dédiés à cette tâche : « nous avons choisi de mettre en place des équipes spécialisées, pour être plus efficaces ».

Comme arme, ils disposent de nettoyeurs haute-pression et de produits décapants. L’élue assure que leur usage fait l’objet d’un encadrement strict, de formations des agents et de contrôles sur l’environnement. Côté matériel, la municipalité a fait acquisition d'une machine spéciale pour le désaffichage d'un montant de 50 000 € cette année. De nouveaux équipements devraient encore être achetés pour la même somme. Le coût de fonctionnement de l’équipe tags et désaffichage est de 200 000 € par an. Par ailleurs, Alexandra Custodio souligne : « nous avons investi 2 millions d’euros dans le service cadre de vie depuis le début du mandat »

Les affichages sauvages sur le mobilier urbain sont dans le viseur de la municipalité : « c’est une nuisance, visuellement ce n’est pas beau et c’est dur à enlever », indique Alexandra Custodio. Et gare à ceux qui déposent ces étiquettes un peu partout dans la ville : « nous prenons des photos et déposons plainte systématiquement, soit une centaine de plaintes chaque année ». Avec pour objectif de rechercher et de verbaliser les contrevenants : « quelques procès sont en cours ». Dernièrement, c'est à un autre problème des villes que les équipes se sont attaquées : les chewing-gums collés sur le parvis de Châteaucreux.

Sophie Bonnevialle-Chesneau

 



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