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Une collection Belle Epoque aux enchères à Saint-Etienne

Loire le 25 septembre 2015 - Florence Barnola - Vie juridique - article lu 537 fois

Une collection Belle Epoque aux enchères à Saint-Etienne
DR - Plus de 140 lots Belle Epoque sont mis aux enchères à l'Hôtel du Marais

Le 3 octobre prochain, des enchères de pièces d'Art Nouveau se dérouleront à l'Hôtel des Ventes du Marais. La collection de 140 lots de mobilier et d'objets divers a été acquise durant toute la deuxième moitié du XXe siècle par un couple de passionnés.

Pendant 30 ans, depuis les années 1960, un couple de collectionneurs a acheté, chiné dans les salles des ventes, les marchés aux puces ou chez les antiquaires, des meubles et des objets appartenant à l’Art Nouveau. Leur maison est devenu au fil du temps un véritable cabinet de curiosité dédiée à la Belle Epoque : documentation, verreries, bronzes, mobilier, luminaires, grès (plus de 150 pièces). « Alors même que les entrées du métro parisien exécutées par Hector Guimard ne sont pas encore classées (il faudra attendre 1978 pour arrêter leur destruction et leur revente à vil prix à des ferrailleurs) nos collectionneurs avertis, M. et Mme R., acquièrent mobilier, objets et sculptures dans le plus pur style « Nouille » comme on le disait à l’époque » indique-t-on à l’Hôtel des ventes du Marais où cette collection de 141 lots, expertisée par Thierry Roche, sera dispersée aux enchères par Ivoire Saint-Étienne le 3 octobre prochain.
« Parmi la variété des œuvres, on trouve des étains typiques de l’époque, des sculptures exécutées par les plus prestigieux comme Bouval, Kann, Korschann ou la célèbre “Loïe Fuller“ de Raoul Larche ». La collection comprend aussi des céramiques de Denbac et de Lourioux, un ensemble de Royal Dux, une cheminée de Gentil et Bourdet. Le mobilier est signé par de grandes maisons parisiennes telles que Mercier, Diot, Gauthier et Poinsignon, Plumet et Selmersheim, mais aussi de l’École de Nancy avec les productions de Gallé et de Majorelle.
« Pour la verrerie, hormis des pièces décoratives de Baccarat, Montjoye, Legras, Muller, Schneider, Delatte et Daum, quelques très belles pièces artistiques d’Émile Gallé viennent agrémenter la collection. » Par exemple : le lustre modèle « aux algues » à monture en fer forgé de Daum Nancy et Louis Majorelle est estimé entre 3 000 et 4 000 €, la cheminée en grès  à décor d’hortensias en bouquets d’Alphonse Gentil et François Eugène Bourdet est estimée entre 2 000 et 3 000€.

Florence Barnola

Vente aux enchères de la collection Art Nouveau, le samedi 3 octobre à l’Hôtel des ventes du Marais et sur interencheres.com



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