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Saint-Etienne : un premier bilan du plan façade

Loire le 16 septembre 2014 - Mathieu Ozanam - Agglomération stéphanoise - article lu 1309 fois

« A l’origine il y avait le plan couleur mis en œuvre par Michel Thiollière.

C’était une première étape pour encadrer le renouveau urbain de Saint-Etienne. » Ancien adjoint à la culture de l’ex sénateur-maire Michel Thiollière, Robert Karulak est aujourd’hui conseiller municipal délégué au patrimoine. Chargé dans l’équipe du maire Gaël Perdriau du plan façade, il ne manque pas de rappeler que la politique de rénovation des façades en centre-ville lancée en 2010 par Maurice Vincent est plus ancienne encore. Cependant sous le mandat Vincent, le plan façade a été orienté vers l’obligation pour les propriétaires des immeubles des places Boivin, du peuple, Dorian et de l’Hôtel-de-ville, ainsi que de la rue de la ville à respecter les prescriptions énoncées par l’architecte conseil de la ville en charge du patrimoine. L’objectif étant d’utiliser des techniques permettant de retrouver la façade telle qu’elle était lors de sa construction. Des travaux qui ont entraînés des dépenses importantes pour les copropriétés.

Afin d’accompagner ces surcoûts, un système de subventions a été mis en place. « Elles s’élèvent de 10 à 60 % selon la nature des travaux exigés », précise Robert Karulak. Mais impossible d’établir la somme moyenne reversée aux copropriétaires par la municipalité une fois les travaux de ravalement achevés. « D’un immeuble à l’autre ça change beaucoup, ça dépend de l’ampleur de l’intervention. » L’élu consent à citer un exemple pas sans valeur représentative : « place Boivin pour un immeuble remarquable, sur 95 000 € de travaux, les subventions ont été de 46 000 € ». Sachant qu’en 2014 un budget de 300 000 € a été prévu pour les subventions du plan façade.

Il est également difficile d’appréhender avec précision la proportion d’immeubles dont les travaux ne sont pas encore engagés. Trente à 40 dossiers seraient en cours d’instruction sur les places. Mais toujours pas celui de l’immeuble du Grand cercle. Un dossier ouvert il y a 3 ans et toujours en attente. La cause ? Il appartient à une seule propriétaire, la baronne de Rochetaillée. Il semblerait que les travaux de ravalement sur les trois façades s’élèveraient à 800 000 €. « Il faut se doter de tous les éléments techniques pour analyser la situation afin d’envisager les différents scenarios possibles, sans a priori », avance prudemment Robert Karulak.

Mathieu Ozanam



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