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Saint-Etienne - Police municipale : en voilà déjà 40

Loire le 15 juillet 2014 - Xavier Alix - Agglomération stéphanoise - article lu 2924 fois

Saint-Etienne - Police municipale : en voilà déjà 40
L'organisation aussi sera revue : des mises à disposition gratuite d'agents à des manifestations pourraient être revues (© G.R.)

C’était annoncé dès octobre.

Le futur maire Gaël Perdriau donnait alors déjà ses grandes lignes de campagne. Parmi elles, au chapitre sécurité, le doublement des effectifs de la police municipale accompagné d’une batterie de mesures répressives et préventives (lire L’Essor-Affiches du 25 octobre 2013). Parce que « la sécurité est la première des libertés mais aussi des solidarités », clamait alors le candidat.
Lundi, a été voté le principe d’ajouter 40 personnes au sein de la police municipale. Il en faudra environ 70 de plus pour tenir la promesse. Mais « nous comptons bien y arriver au cours du mandat ». Sur ces 40 recrues, 12 seront affectées à la brigade environnement de proximité (travaillant à la propreté.) et une spécialement affectée « aux relations avec les personnes marginalisées ». Car « par laxisme, on avait laissé les marginaux s’approprier l’espace public au détriment des familles. Il s’agit de le reconquérir et le travail n’est pas simple, concède G. Perdriau, nous travaillons par exemple avec l’association Rimbaud (aide aux toxicomanes) pour une implantation ailleurs qu’en plein centre ».
La présence sur le terrain sera donc renforcée par 27 agents de police. Mesure qui doit s’accompagner à la rentrée du doublement de la vidéosurveillance mais aussi du développement au sein des services de la Ville de travaux d’intérêt général (TIG) : « nous avons rencontré le juge d’application des peines, dixit G. Perdriau. La justice est favorable à l’idée. Chaque atteinte aux biens ou aux personnes doit être sanctionnée, réparée, dixit G. Perdriau, et on sait les prisons surchargées. »

L’opposition « pas contre »


« Même si la sécurité un objet facile de démagogie et que vous exagériez la situation au détriment de l’image d’une ville qui reste sûre par rapport à la moyenne, sur le principe nous ne sommes pas contre, commentait l’ancien maire Maurice Vincent, nous avions un projet similaire. Mais comment comptez-vous financer les 1,5 M€ de fonctionnement annuel supplémentaire ? » G. Perdriau rétorquait que « ces postes seront créés au fur et à mesure de départs en retraite dans d’autres services. Il y aura des recrues extérieures et nous accompagnerons les employés souhaitant passer le concours de police municipale.» La masse salariale n’est donc pas censée augmenter. Tout comme les impôts des Stéphanois selon l’engagement de campagne. Des services subiront en conséquence des réductions d’effectifs. En marge de la séance, G. Perdriau a listé ceux prioritaires pour ne pas être touchés : petite enfance, propreté et personnes âgées…
Le conseiller FN Gabriel de Peyrecave, tout en signalant sa satisfaction sur cette délibération, réclamait lui aussi des précisions : « quel équipement auront ces agents ? Seront-ils armés ? Disponibles 24 heures sur 24 ? » « Non, ils ne seront pas en veille 24 heures sur 24, lui répondait G. Perdriau. La police municipale doit être un complément, pas se substituer à la police nationale. Nous travaillons d’ailleurs à réviser la convention avec cette dernière qui a 14 ans. Les agents seront toujours armés en début de soirée quand les magasins ferment, le risque de braquage s’élève. C’est cependant aussi le cas à l’ouverture. » Armement mais aussi horaires, patrouilles… « Nous réfléchissons à une nouvelle organisation et verrons cela avec le nouveau directeur en cours de recrutement.»

Xavier Alix


Les conseils de quartier réorganisés

La précédente majorité les avait redécoupés et réduit en 2008 de 21 à 18 « pour qu’ils correspondent à de véritables lieux de vie. » En 2014, la nouvelle majorité les augmente à nouveau à 22 pour « davantage de proximité vis-à-vis des bassins de vie »… « Ils seront plus efficaces ainsi. Certains regroupements faisaient que les gens se lassaient de venir pour un ordre du jour ne le concernant pas », assure Paul Corrieras, adjoint à la démocratie locale. Ces nouveaux périmètres en place dès septembre correspondent aux îlots Iris définis par l’Insee pour ses recensements annuels donnant lieu à ses estimations démographiques et donc à la population légale. 21 des 22 conseils (Sant-Victor est à part) à qui sont affectés deux élus de la majorité (dont un référent président) et un autre d’opposition sont eux-mêmes regroupés en cinq secteurs sous la tutelle de « 5 adjoints de proximité afin d’articuler leurs besoins spécifiques avec la réflexion en cours sur un territoire plus vaste ». Quant à la participation, elle reste bien sûr gratuite, bénévole et ouverte à chaque habitant. En plus des élus, les comités de pilotage seront composés de volontaires : trois habitants et trois d’associations « actives » sur le quartier tirés au sort. A noter qu’à la rentrée sera lancée des « assises de la démocratie stéphanoise » donnant lieu à une « charte de la démocratie participative » présentée en 2015. Nadia Semache, opposante socialiste, jugeait certaines « migrations surprenantes : Terrenoire dans le secteur sud, Couriot dans le nord… Mais finalement, vos aménagements sont mineurs. Je me réjouis d’ailleurs vous suivez notre mode de fonctionnement. Qu’en est il des budgets ? » « Ils ne baisseront pas (75 000 € par an par conseil, Ndlr) contrairement à vous, lançait G. Perdriau, mais ce sont les projets qui donneront lieu à une enveloppe pas le contraire… »


Pigeon veut une médaille pour Campellone

Le président du groupe d’opposition « Saint-Etienne, l'avenir ensemble », Florent Pigeon a tenté une petite provocation envers le maire en lui demandant d’accorder, parce qu’ils ont été honorés en juin par le jury du syndicat national de la critique, la médaille de la Ville à Arnaud Meunier, directeur de la Comédie et… Laurent Campellone, ex-directeur musical de l’Opéra-théâtre mis en cause par la nouvelle majorité, parmi les 9 suspendus. Sans sourciller, le maire a suggéré de passer par la commission des hommages publics. F. Pigeon répondant que c’était directement le rôle du maire.



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