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Saint-Etienne : Paul Sordet : un fédéraliste candidat

Loire le 16 janvier 2014 - Xavier Alix - Agglomération stéphanoise - article lu 1282 fois

Saint-Etienne : Paul Sordet : un fédéraliste candidat
Paul Sordet, européen très convaincu (D.R.)

« Je lisais dans les journaux ce que faisait Schuman.

J’avais 13 ans et je me disais quelle belle idée ! » Paul Sordet en a 70 aujourd’hui. Mais ce Stéphanois pur jus, qui fréquenta le collège Saint-Michel, n’a jamais renié son enthousiasme pour ce qui devint l’UE. Pas facile à défendre : « les choses sont si mal communiquées…»
Passé par la publicité, Alcatel, un crochet de 15 ans en Bretagne avant un retour sur Saint-Etienne pour une fin de carrière professionnelle comme assureur, P. Sordet a découvert il y a quelques mois le PFE (Parti fédéraliste européen) présent dans 18 pays. Et y a immédiatement adhéré, devenant même un de ses vice-présidents à la convention nationale fin décembre. Sa formation prône une réduction de la souveraineté nationale au profit d’une Europe fédérale. A l’antipode d’un FN qui y voit la principale source de problèmes, le PFE fait de l’UE celle des solutions. Se souvenir de la vieille critique faite aux écologistes - « l’écologie ne peut pas être un programme en soit » -, amène à lui demander quelle est la pertinence d’un engagement européen plus poussé dans le cadre d’une mairie ?
« 80 - 90 % des décisions nationales sont des mises en conformité avec les directives européennes. Les impacts des enjeux européens doivent être pris en considération dans la gestion quotidienne de la ville. Au niveau économique par exemple, si je suis maire de Saint-Etienne et donc avec une direction de l’agglomération conforme à mes convictions, en tant qu’incitateur, il faut aider le tissu locale de TPE et PME à aller chercher les marchés loin de chez eux, à cette échelle européenne. Je doute que ce soit actuellement fait. » Paul Sordet « adore Saint-Etienne. Mais je suis malade de voir dans l’état où elle est. » « Désertification », « paupérisation » : « elle mérite mieux. On ne peut pas accepter de la voir tomber à 150 000 habitants, qu’elle continue à attirer des populations pauvres de toute la France pour ses bas loyers. Il lui faut donc des commerces, des logements agréables dans un environnement agréable, une circulation, un stationnement facile.» Comment ? « Ayons le courage de raser le vide, l’insalubre en grande proportion plutôt que de réhabiliter, ça ne coute pas plus cher et cela permettra une ville nouvelle sur 25 ans. D’un drame faisons une chance. »
Sa liste ? « Elle est en cours d’élaboration… Le PFE inspire des gens en rupture politique, des socialistes libéraux, ceux qui en ont assez des carcans qui étouffent l’initiative, des centristes.»

Xavier Alix



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