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Saint-Etienne Métropole - Dernière séance sur du classique

Loire le 04 février 2014 - Xavier Alix - Agglomération stéphanoise - article lu 692 fois

Saint-Etienne Métropole - Dernière séance sur du classique
Classique des échanges Vincent/Perdriau, le coût de la rénovation de G.-Guichard (ici en juin 2012) (© GR)

Ce budget primitif 2014 est dans la droite ligne des orientations budgétaires, notait Michel Vincendon, vice-président chargé du budget.

Dans la droite ligne du mandat aussi. Sur les recettes (310,3 M€ en fonctionnement, + 1,93 %), les dotations de l’Etat sont certes en baisse de 3 M€ mais la hausse du fond de péréquation favorable aux agglomérations pauvres - donc à Saint-Etienne Métropole - compense. 2014 voit la fin du lissage de la Teom à 7,5 %. A noter « le gel des taux sur les ménages et entreprises (prise en compte cependant du coefficient d’actualisation des bases de 0,9 %, Ndlr).» A propos des dépenses de fonctionnement (278,4 M€, + 1,58 %), le reversement aux communes est stable à 111 M€, transport et déchets captant l’autre majeure partie : 102 M€. La masse salariale prend elle 2 % avec, notamment, le recrutement de 8 emplois d’avenir, désormais 18. L’épargne de gestion continue à progresser : 47 M€ (+ 2 M€) avec une épargne nette à 12,6 M€ (+ 0,4 M€) après remboursement des frais financiers et du capital de la dette. Dette à 383,6 M€ au 1er janvier « qui restera sous les 400 M€ ». Sur les emprunts toxiques, le président Vincent rappelle que 90 % de la dette est maîtrisée, se félicitant de la négociation avec Natixis en 2013 : un taux de 30 % ( !) sécurisé à 4,8 % pour 6 ans. Il reste encore deux principaux contentieux : avec Dexia et une banque allemande. Dans l’investissement d’équipements - 95,2 M€ M€ en 2014 (moyenne de mandat à 80 M€) -, se retrouve des projets déjà connus et/ou engagés : Novacieries, pôle santé (22,8 M€), rénovation de G.-Guichard, renouvellement du tram (8,6 M€), contrats rivière (5 M€), logement (6,5 M€)… Son exposé achevé, Michel Vincendon, maire de Saint-Paul-en-Cornillon depuis 1977, ne surmontait pas son émotion au moment de dire ses adieux : comme bien d’autres, il ne se représentera pas. Ultime séance de mandat émaillée de nombreux « mercis » destinés au travail des services et élus. Ceux de M. Vincendon donc mais aussi de D. Crozet, maire de Doizieux et partant également, au moment de présenter deux contrats rivière.

« Dérapage » sur G.-Guichard

Sans merci en revanche, les critiques de l’UMP Gaël Perdriau, principal challenger aux municipales stéphanoises. Ces dernières ne sont certes pas étrangères à des remarques acerbes mais les échanges autour du budget faisaient dans le classique. G. Perdriau parle, bien sûr, d’une pression fiscale trop forte pour les ménages et les entreprises, d’une hausse des dépenses de fonctionnement déraisonnée (+ 4,4 M€) regrettant le peu donné à l’innovation et attractivité ainsi qu’au développement économique. Il fustige une dette passée de 272 M€ à 383 M€ en 6 ans pour un « simple éparpillement sans visibilité » martelant une ancienne déclaration de Maurice Vincent sur la nécessité de ne pas « dépasser les 350 M€ de dette.» Il revenait une fois de plus sur le « dérapage » financier de G.-Guichard « passé de 58 M€ à la présentation à 76 M€ ! » Juste avant, Denis Chambe (opposant UDI stéphanois) en version plus douce, avait reconnu comme d’habitude un budget de « bon gestionnaire » saluant l’intégration de l’assainissement mais il juge l’ensemble sans vision d’avenir : « à part G.-Guichard, quel projet d’attractivité ? Où en est Novacieries ? » Une représentante de G. Tardy pugnace maire de Lorette, a transmis le message de celui-ci, absent : « votre budget ne veut pas prendre en compte la crise ! Il faut baisser la pression fiscale en étant plus modeste sur les investissements. » Réponse globale de Maurice Vincent : « en 2008, vue la situation, soit on poursuivait l’endettement au même rythme qu’avant et on atteignait 555 M€ de dette, soit on ne faisait rien et la situation économique s’aggravait, soit et ce qui fut fait, on maîtrisait la dette avec rigueur en maintenant un niveau d’investissement raisonnable, certes plus élevé que prévu (80 M€ en moyenne contre 70 de prévu, Ndlr) mais possible grâce à notre réussite. Quant au stade, j’ai toujours dit que nous resterions autour de 70 M€ : le projet le moins coûteux de France après Toulouse, bien moins qu’un neuf que défend M. Thiollière.» Bref, question échanges, le changement sera - peut-être - pour plus tard. Mais ce n’était pas pour lundi.


Xavier Alix



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