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Saint-Etienne : le conseil municipal fait ses comptes

Loire le 07 juin 2014 - Marine Graille - Agglomération stéphanoise - article lu 503 fois

Saint-Etienne : le conseil municipal fait ses comptes
Au menu de ce conseil municipal de juin, la validation des comptes de 2013 (D.R.)

Un rendez-vous important pour le second conseil municipal de la nouvelle majorité présidé par Gaël Perdriau, avec la présentation des résultats financiers de la Ville de Saint-Etienne.

Nora Berroukeche, nouvelle adjointe aux finances, s’est pliée à l’exercice délicat de la présentation des différents comptes de 2013. Exercice d’autant plus délicat que les chiffres des budgets ont été décidés sous l’ancienne municipalité de Maurice Vincent.

« J’entend poursuivre l’éradication des emprunts toxiques »

Après avoir détaillé l’ensemble des chiffres des différents comptes, qu’elle a jugé par ailleurs « conformes », Nora Berroukeche a rappelé les chiffres du désendettement. Entre 2008 et 2013, la dette nette de la Ville est passée de plus de 375 M€ à environ 345 M€, soit 30 M€ de désendettement en 6 ans. Un chiffre sur lequel l’ancien maire Maurice Vincent n’a pas manqué d’insister, tout comme sur la réserve de 23 M€. « Il ne s’agit pas de faire de triomphalisme mais nous devrons veiller à ce que ces ratios ne soient pas dégradés à la fin du mandat. » Le conseiller d’opposition du groupe « Saint-Etienne l'avenir ensemble », profitait de son intervention pour interpeller le maire Gaël Perdriau sur la stratégie que celui-ci comptait mener vis-à-vis des banques.
« J’entend poursuivre l’éradication des emprunts toxiques tout comme les poursuites juridiques envers les banques. Dans un esprit de continuité républicaine, nous devons poursuivre les engagements que nous avons pris », insistait le nouveau maire après avoir reproché à son prédécesseur de « s’être focalisé sur une croisade envers les banques pendant tout le mandat ». Il rappelait également à son interlocuteur la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités qui va « priver la Ville de 11 M€ sur l’ensemble du mandat ».
A l’issue des explications de N. Berroukeche sur le bilan financier 2013 de l’ancienne majorité, l’adjointe achevait son intervention par la décision modificative 2014, à savoir les crédits engagés par l’équipe de Maurice Vincent mais n’ayant pas encore été votés. Parmi les différents dossiers (élagage, subventions aux associations, ou encore supplément logistique pour la Fête du livre) tous ont été maintenus et validés par le nouveau conseil.

Marine Graille

Des parents d’élèves présents

A l’occasion de ce conseil municipal des membres du collectif des parents de Saint-Etienne sont venus assister aux débats concernant la question des rythmes scolaires, après avoir interpellé préalablement sur les marches de la mairie Samy Kefi-Jérôme, adjoint à l’éducation. Au cours du conseil, Gäel Perdriau a rappelé sa ferme opposition à cette réforme. « C’est une désorganisation totale. Cette réforme va nous coûter 9 M€ alors que les dotations vont baisser. » S. Kefi-Jérôme a promis aux parents d’élèves « de créer un dialogue permanent » (lire p. 17).

Nouvelle brise de bec sur l’Opéra

Au dernier conseil municipal de mai, le groupe Saint-Etienne, l'avenir ensemble avait quitté l’assemblée reprochant à G. Perdriau sa décision d’avoir suspendu neuf cadres de l’Opéra. Cette fois, personne ne s’est retiré, bien que le sujet soit fatalement revenu sur le tapis. Marie-Hélène Thomas, de l’opposition, a interpellé Michel Béal, adjoint aux ressources humaines, sur le cas d’Anne-Marie Rosset, directrice administrative et financière à l’Opéra qui a mis fin à sa période d’essai. L’adjoint a rappelé les circonstances de cette décision, à savoir une réunion du personnel au cours de laquelle A.-M. Rosset n’a pas obéi à l’un de ses ordres. « J’ai été élu. J’ai donné un ordre à une personne qui se devait de le respecter. Cette personne a tiré les conséquences de sa carence », s’emportait M. Béal. (lire p.17)

Cotonne : le projet de chaufferie bois débloqué

Le projet de chaufferie bois du quartier de la Cotonne semble avancer dans le bon sens après plusieurs mois d’opposition de la part de riverains, et notamment d’habitants des Terrasses du midi situés à quelques mètres du projet. Un consensus qui a pu être trouvé notamment grâce à la décision de la Dreal de réduire la hauteur de la cheminée de 11 m. « Il suffit que vous arriviez pour que tout aille bien ! », se moquait F. Pigeon, ce à quoi J.-M. Lionard a répondu « Ça va bien parce qu’on explique aux gens ce qui se passe ! » La délibération a été votée cette semaine pour valider la construction.



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