Fermer la publicité

Saint-Etienne - La ville créative en questions

Loire le 27 novembre 2014 - Emilie Massard - Agglomération stéphanoise - article lu 1008 fois

Saint-Etienne - La ville créative en questions
Franck Thénard-Duvivier et François Arnal, professeurs, animaient la table ronde (© Emilie Massard)

Qu’est-ce que la ville créative ? C’est la première question que ce sont posés les intervenants de la table ronde organisée à la Cité du Design, en présence d’élèves de terminale et de prépa du lycée Claude-Fauriel, mais aussi de lycées de l’Ain et de l’Ardèche.


Michel Thiollière, ancien sénateur-maire, Josyane Franc, directrice des relations internationales de la Cité du Design, et Michel Lussault, géographe et professeur à l’ENS de Lyon, ont ainsi pu proposer leur définition. Michel Thiollière et Josyane Franc, qui ont participé à la genèse du projet souhaitant transformer Saint-Etienne en ville créative, ont pu évoquer leur expérience. « Le concept s’applique très bien au territoire stéphanois, estime Michel Thiollière. Il y a toujours eu des relations fortes entre industrie et art, et si l’industrie a diminué, l’âme et le savoir-faire ne meurent pas. Aujourd’hui les villes sont confrontées à une vraie recherche d’identité. » Pour Josyane Franc, être ville créative, c’est d’abord être ville « laboratoire », avec la présence de chercheurs, de créateurs, de la Cité du Design, la transformation urbaine, etc. « On a fait du bricolage intelligent, rassemblé les professionnels pour créer la Biennale ou la Cité du Design, mais on l’a fait aussi pour le grand public », précise Michel Thiollière.
Pour s’interroger sur la pertinence locale de la ville créative, les intervenants ont cité plusieurs exemples dans le monde : Bilbao, où a été érigé le premier bâtiment construit comme une icône, une signature ; Baltimore, qui a du se reconstruire après une catastrophe industrielle. Michel Lussault, lui, remettait ces réflexions dans un contexte plus global : « il  n’y a jamais eu autant d’industrie qu’aujourd’hui, mais elle n’a plus du tout la même place qu’avant dans le processus de création de la valeur. Aujourd’hui l’essentiel de la valeur ajoutée réside dans le processus de la conception, de la communication et du branding. Les objets deviennent identitaires et référentiels culturels. Et désormais les villes essayent de se développer en tant que marques. » Au final la question posée en sous-titre de cette table ronde restait ouverte : l’innovation culturelle et architecturale, moteur économique ou marketing territorial ? Les élèves de Claude-Fauriel pourront en tout cas s’en nourrir pour un travail plus global qui les occupera jusqu’à la fin de l’année.

Emilie Massard



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide