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Saint-Etienne : Il y a 70 ans, le bombardement

Loire le 17 mai 2014 - Daniel Brignon - Agglomération stéphanoise - article lu 1997 fois

Saint-Etienne : Il y a 70 ans, le bombardement
Le quartier Saint-François particulièrement touché (© Collection musée du Vieux Saint-Etienne, Histoire et Patrimoine de Saint-Etienne)

Saint-Etienne figurait au nombre des 80 objectifs de bombardement programmés sous le nom de « Transportation plan » par les Alliés pour accompagner le débarquement en Normandie.

Il s’agissait d’atteindre les installations ferroviaires majeures, des gares de triage essentiellement, pour surcharger le réseau ferroviaire empêchant la circulation des troupes allemandes vers le nord ouest. La gare de Saint-Etienne était réputée un objectif stratégique pour paralyser le transport des troupes mais aussi des armes produites à la manufacture. Ce 26 mai, à 6 h du matin, 120 à 180 bombardiers B 17, les forteresses volantes de l’armée américaine, décollent de la base de Foggia dans le sud de l’Italie pour un voyage de 1 253 km en direction de Saint-Etienne où à 10 h 17 les premières bombes tombent de 6 000 m d’altitude, altitude observée par les Américains pour échapper aux tirs de DCA. On estime à 1 500 le nombre des bombes tombées sur la ville et les alentours, 982 impacts de bombes dénombrées sur la ville elle-même. La gare de triage est détruite mais les dommages s’étendent bien au-delà. Plusieurs quartiers sont sérieusement atteints : Monthieu, le Jardin des plantes, le Soleil , Bel Air, l’Eparre, le Bardot, et le quartier Saint-François, où l’église est partiellement détruite faisant 25 à 30 victimes réfugiées dans la crypte. Huit enseignants et 28 enfants meurent dans l’école de Tardy, l’un des 580 bâtiments partiellement ou entièrement détruits.  
Le bilan final fait état de 1 187 morts dont 110 enfants. Tous des civils tombés dans les habitations, usines ou dans la rue où l’alerte par les sirènes avait été donnée à 10 h, 17 min avant la chute des premières bombes.  
C’est une population traumatisée qui se presse aux premières obsèques publiques qui se tiendront place de l’Hôtel-de-Ville autour de 970 cercueils.

Daniel Brignon



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