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Grève d'une partie du personnel à la Clinique mutualiste

Loire le 09 juillet 2015 - Denis Meynard - Services - article lu 675 fois

Grève d'une partie du personnel à la Clinique mutualiste
Georges Rivoire - La Clinique Mutualiste n'échappe pas aux difficultés financières qui touchent bon nombre d'établissements de santé

Mercredi dernier, l'établissement de santé de la place Bellevue était confronté au troisième jour de grève d'une partie du personnel. L'objet de cette mobilisation : l'opposition aux projets de réduction des dépenses de fonctionnement proposés par la direction.

Des salariés de la Clinique mutualiste de Saint-Etienne ont fait l’objet d’une assignation de la part de leur direction, lundi et mercredi, « pour autant des interventions non-urgentes ont du être différées », déplore le directeur général de la Mutualité Loire, Rémi Bouvier. Ceux en grève depuis le 6 juillet et d’autres qui effectuent des débrayages ponctuels, à l’appel de la CGT, manifestent leur opposition aux projets de réduction des dépenses de fonctionnement proposés par la direction. Cette dernière externalisera dans les prochains jours l’activité d’entretien et sa trentaine de salariés à la société Restalliance, basée à Lyon, qui assure déjà la restauration sur le site. Une réflexion a par ailleurs été ouverte par la direction en vue d’externaliser la stérilisation. « Tout en la maintenant sur notre site », précise Rémi Bouvier.

Une autre piste de travail permettrait d’économiser 400 000 € sur la masse salariale, en supprimant un avantage acquis : le paiement des pauses déjeuner de 20 min, obligatoires au bout six heures d’activité. Concernant cet établissement qui compte 445 équivalent temps plein, pour un chiffre d’affaires de 51 M€ en 2014 (+ 3,8%), des réductions d’effectif pourraient intervenir sous forme de mutation, de départs non-remplacés ou de non-renouvellement de CDD, selon Catherine Sarda, déléguée syndicale CGT. Une nouvelle rencontre devait avoir lieu mercredi après-midi entre la direction et une délégation du personnel pour tenter de trouver des pistes d’économie et permettre un retour à l’équilibre. Après deux années de résultat net négatif autour de 1,7 M€.

« Je comprends l’inquiétude de certains pour qui c’est déprimant de constater que le déficit reste élevé alors qu’ils travaillent plus qu’avant. L’explication réside dans la baisse continue du prix auquel sont remboursés nos actes à travers la T2A. Mais je ne comprends pas l’attitude de la CGT, qui se montre opposée à toute forme de réorganisation », poursuit le directeur général.

Denis Meynard

 



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