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L'Hôtel Ténor ferme définitivement ses portes à Saint-Etienne

le 02 juillet 2015 - Denis Meynard - article lu 888 fois

L'Hôtel Ténor ferme définitivement ses portes à Saint-Etienne
© Denis Meynard - Le centre-ville de Saint-Etienne perd un de ses trois étoiles.

Les hôteliers redoutent un taux d'occupation insuffisant, en cas de surcapacité de l'offre par rapport à la demande exprimée.

Le Ténor, un des dix hôtels trois étoiles de Saint-Etienne, fermera définitivement ses portes courant juillet. Adossé à la galerie commerciale Dorian, qui abrite la Fnac depuis 1991, rue Blanqui, l’établissement de 64 chambres « n’a pas trouvé de repreneur », déplore son propriétaire, l’industriel Jean-Louis Desjoyaux. Cet établissement connu et de qualité, mais qui n’a jamais dégagé de bénéfices, « allait voir ses pertes se creuser, car le taux d’occupation était descendu à 34 % », indique sa directrice, Caroline Montagnier. Sa dizaine de salariés va être licenciée.

Situation moins inquiétante au Cheval noir

-Bien qu’il ait été placé en redressement judiciaire le 27 mai, la situation semble moins inquiétante pour l'hôtel Le Cheval Noir, un trois étoiles stéphanois renommé, installé rue François-Gillet. Quatre années de travaux de rénovation ont englouti 1,7 M€. Soit un net dépassement par rapport au budget prévisionnel de l’établissement de Roland et Virginia Agnès, dont la réception a été refaite avec le concours d’un designer. Le redémarrage du chiffre d’affaires constaté en 2014 (+ 11,5 %) devrait se poursuivre cette année. Les gérants sont donc confiants dans leur capacité à présenter un plan de continuation au tribunal de commerce. Mais ils reconnaissent que le marché reste difficile localement, avec des prix tirés vers le bas.

Jacques Stribick, président des hôteliers de la Loire, souligne que « le taux d’occupation en zone urbaine calculé par l’Insee a continué à reculer en 2014, passant de 53% à 51% (…) on a tous les symptômes de la surcapacité réunis ». Il ajoute que seuls les établissements de zéro et une étoile tirent bien leur épingle du jeux et pointe l’augmentation de l’offre qui découle de l’implantation de résidences de tourisme, qualifié de « faux nez défiscalisé de l’hôtellerie ». « Même pendant la Biennale du design, aucun établissement n’était complet car Saint-Etienne souffre d’absence d’attractivité pour le tourisme d’agrément », assène le propriétaire de l’Hôtel Terminus du Forez. Alain Boyer, directeur du Kyriad et président des hôtels de chaîne de la Loire, note que « la course au moins disant n’est pas bonne pour la profession » et qualifie de « délire » les centaines de chambres supplémentaires qui découleraient de plusieurs projets en cours.

Denis Meynard



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