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Saint-Chamond : feu vert pour le complexe Grand Lumière

Loire le 30 septembre 2015 - Denis Meynard - Société - article lu 1145 fois

Saint-Chamond : feu vert pour le complexe Grand Lumière
atelier d'architecture RIVAT et Sud architectes - Le projet vu depuis le parc du Gier

L'exploitant de l'Alhambra et du Camion Rouge pourrait s'associer au projet de mini multiplexe de la vallée du Gier, validé dans un contexte de recul de la fréquentation à Saint-Etienne.

La Commission départementale d’aménagement commercial a donné la semaine dernière son feu vert à l’ouverture d’un nouveau cinéma à Saint-Chamond, qui, de par son nombre des salles (six) et de fauteuils (950) n’entre pas dans la catégorie des multiplexes. L’investissement prévu s’élève à 6,2 M€ HT. Le projet est porté par le groupe de promotion immobilière CFA Rhône-Alpes, qui a une intervention plus large sur le site de Novaciéries où doit s’installer l’équipement cinématographique dont il sera le maître d’ouvrage.

Le futur exploitant sera un groupement ayant pour actionnaire majoritaire l’entreprise familiale Sagec, basée en Corrèze. Ce propriétaire et exploitant de salles (six en Rhône-Alpes), exerce aussi une activité de programmation dans quelque 240 cinémas de proximité. Il s’associera avec l’Urfol (Union régionale des fédérations d’œuvres laïques) Rhône-Alpes, qui exploite actuellement les deux salles Ciné Lumière de Saint-Chamond, dans le cadre d’une délégation de service public de la ville. Le projet qui devrait voir le jour fin 2018 prévoit d’intégrer la société ABC Cinémas, présidée par Sylvie Massu, parmi les actionnaires minoritaires. Cette dernière exploite deux multiplexes (Alhambra et Camion Rouge), totalisant 20 salles, à Saint-Etienne.

Le futur complexe se substituera au cinéma actuel du boulevard Waldeck-Rousseau, qui compte 330 fauteuils. Augmentant ainsi les capacités de quatre salles et 620 fauteuils par rapport à l’offre actuelle. La municipalité saint-chamonaise qui, mi-septembre, a prolongé de 25 mois la DSP accordée à l’actuel exploitant du Ciné Lumière, l’Urfol, a fait part de sa satisfaction par la voix de son maire. Hervé Reynaud a souligné que la décision de la CDAC a été prise « à l’unanimité des participants ». Soulignant que les précédents projets d’aménagement cinématographiques sur sa commune « n’avaient jusque-là jamais convaincu ».

Renforcer la programmation Art et Essai

La politique tarifaire annoncée par les porteurs du projet est d’avoir un prix d’entrée moyen de 5,85 €, inférieur à celui de la moyenne national, mais supérieur de 1,20 € à celui actuellement pratiqué à Saint-Etienne. Des tarifs modérés qui doivent permettre à une famille de quatre personnes, dont deux enfants de moins de 14 ans, d’accéder à l’établissement pour 20 €. L’objectif visé est de renforcer la programmation art et essai, avec 200 films de cette catégorie programmés annuellement contre 108 aujourd’hui. L’établissement devrait poursuivre le partenariat qui existe avec le Ciné Chaplin, de Rive-de-Gier, notamment sur des films arts et essais dits « porteurs » en sortie nationale. Les promoteurs du futur mini multiplexe du Gier évalue à un peu plus de 110 000 personnes sa « zone d’influence cinématographique ».

La Direction régionale des affaires culturelles, qui a instruit le dossier présenté en CDAC, a pour sa part souligné la proximité de l’offre stéphanoise, en augmentation depuis l’ouverture du Camion Rouge, en février dernier. Elle note aussi celle du Family Cinéma, de Saint-Just-Saint-Rambert, qui va elle aussi évoluer à la hausse. A l’échelle, plus large, de l’aire urbaine de Saint-Etienne, la Drac constate que si le niveau d’équipement est désormais conforme à ce que l'on trouve dans les autres régions, la fréquentation cinématographique est nettement inférieure à la moyenne des unités urbaines de plus de 200 000 habitants, avec un indice de 2,81 contre 4,45. A noter que ces chiffres s’arrêtent logiquement en 2014 et que l’année 2015 a été marquée par une nouvelle dégradation du nombre de spectateurs dans les salles stéphanoises.

Denis Meynard

http://lessor.fr/loisirs-cin-mas-en-sud-loire-trop-de-multiplexes-7667.html

http://lessor.fr/saint-chamond-projette-sur-les-loisirs-8596.html

 

 

Un format revu à la baisse

Les projets de multiplexes présentés en 2010 et 2011 sur Saint-Chamond ont été rejetés en CDAC et en CNAC, lorsqu’il y a eu appel au niveau national. Emanant notamment du groupe CGR, ils prévoyaient de prendre place à l’extérieur de la ville, sur la Zac de La Varizelle. Le nombre des salles était de 12, puis de 10, tandis que la capacité en spectateurs était passée d’environ 2 500 à 2 000.
 



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