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RTM : Les experts des risques naturels

Isère le 12 août 2015 - Sevim Sonmez - Actualités - article lu 321 fois

RTM : Les experts des risques naturels
Photo RTM

Le service de Restauration des terrains en montagne de l'Isère dépend de l'Office national des forêts. Il est spécialisé dans la gestion des risques naturels en montagne.

Crues et laves torrentielles, chutes de blocs, glissement de terrain et avalanches, tels sont les phénomènes naturels traités par RTM et pour lesquels il propose ses services à de nombreux acteurs publics dans les domaines de prévention et de protection. De l’étude de diagnostic à la réalisation d’aménagements de protection, le service dirigé par Bruno Laily, a été saisi pour le dossier du tunnel de Chambon. En effet, suite à une demande formulée par le conseil départemental et le préfet, les techniciens sont intervenus en tant qu’experts aux risques naturels, en appui aux ingénieurs et géologues du Département.

« Le tunnel du Chambon est comblé de gravas et donc impraticable durant environ un an. Les services du Départements travaillent sur la construction d’un shunt, qui sera réalisé à côté et en en complément de l’existant. Depuis trois semaines, l’étape du sondage de reconnaissance est en cours, détaille Bruno Laily. En parallèle, nous travaillons avec le conseil départemental sur la voie alternative située sur la rive gauche du lac. Nous sommes en charge de l’aspect torrentiel ». Cette nouvelle piste de secours, d’un montant de 5 M€, devrait être praticable à l’automne. Ainsi, le service RTM participe aux réflexions avec la préfecture et échange régulièrement avec les experts du Département afin d’apprécier le phénomène et tirer des conclusions collectives.

Interventions sur commandes

Le service RTM compte une vingtaine d’experts avec l’intervention, si nécessaire, d’une quarantaine d’agents de l’ONF durant l’année pour retaper ou entretenir des ouvrages. Ingénieurs des travaux, géologues, hydrauliciens, ingénieurs génie civile et techniciens généralistes, sont les différentes spécialités qui le composent.

Les interventions du service RTM sont subordonnées à 80 % aux commandes spécifiques passées par les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture. « Quant aux 20 % restants, ce sont des activités répondant aux besoins des collectivités pour des travaux du domaine marchand ou concurrentiel, sur appel d’offres ou sur commandes agréées pour réaliser des ouvrages de protection. Pour les chutes de blocs, les maires nous sollicitent directement ou par l’intermédiaire des services de la Protection civile pour un diagnostic et si besoin pour apporter des solutions de protection. », ajoute l’ingénieur des ponts, eaux et forêts.

Et lorsque l’on demande à Bruno Bailly pourquoi son poste lui plaît, il répond : « Dans la mesure de nos compétences et nos possibilités, nous répondons à des besoins de la collectivité à un moment critique. C’est un rôle de médecin plus ou moins urgentiste ! plaisante-t-il. De plus, les ouvrages et des prestations sont réalisés dans l’année et c’est très gratifiant. »

Une ombre au tableau cependant : les interventions qui dépendent des commandes des ministères et les remplacements d’agents qui sont ralentis par la lourdeur administrative de la Fonction publique, entravent la réactivité du service. Bruno Laily souhaiterait « que les commandes de l’Etat, émanant des ministères de l’Agriculture et l’Environnement, soient stabilisées voire renforcées, notamment pour l’appui au préfet et aux communes. D’autant que les services RTM sont déjà à taille critique en termes d’effectifs. C’est donc une nécessité afin de préserver leurs capacités techniques d’expertises ».

Sévim Sonmez

Une expertise à toute épreuve

Implanté dans 11 départements alpins et pyrénéens, RTM apporte aux décideurs une expertise et un savoir-faire fondés sur une longue expérience. Il est gestionnaire d’une base de données relative aux événements naturels et dispose d’archives sur plus d’un siècle et demi d’interventions.
En Isère, le service RTM entretient plus de 3 350 ouvrages répartis sur 113 divisions domaniales totalisant une superficie de 18 775 ha.



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