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Roussillon : la reconstruction de la clinique est actée

Isère le 21 avril 2017 - Gabrielle CORSAT - Isère rhodanienne

Roussillon : la reconstruction de la clinique est actée
Lawrence Krouwel - Jean-Loup Durousset, PDG de Noalys, est venu présenter le nouvel établissement de santé du Pays roussillonnais

Suite à la réunion publique d'information concernant le projet de reconstruction de la clinique des Côtes du Rhône, ex clinique Saint-Charles, le PDG du groupe Noalys propriétaire de l'établissement de santé, Jean-Loup Durousset, a confirmé avoir le soutien de l'Agence régionale de santé (ARS) et de la municipalité roussillonnaise.

« Reconstruire la clinique sur son site actuel, c’est le défi que je me suis lancé », explique Jean-Loup Durousset. En effet, un permis de construire a été déposé. La clinique des Côtes du Rhône, c’est un projet global à près de 20 M €.

Fin 2017, nous avons prévu un débat sur les travaux et le transfert des autorisations. Ensuite, nous prévoyons 24 mois de construction », détaille le PDG de Noalys. Le projet de reconstruction avance 10 000 m2 de locaux, 6 500 m2 pour la clinique, plus de 1 000 m2 pour le centre d’imagerie médicale avec scanner ou IRM. Mais également une maison médicale ainsi qu’une grande pharmacie centrale issue du regroupement des deux officines roussillonnaises dont les titulaires sont venus témoigner du projet.

« Le Pays roussillonnais compte près de 50 000 habitants. Les zones commerciales, artisanales et industrielles se développent, il existe un réel besoin d’offre de santé sur ce territoire », certifie Jean-Loup Durousset. Renforcer l’offre de santé avec la venue de nouveaux praticiens, voilà le défi que s’est lancé le PDG de Noalys, le tout en partenariat avec les hôpitaux de Vienne, d’Annonay, la clinique de Sainte-Colombes et Natecia de Lyon d’où seront détachés certains praticiens.  Implanté dans le quartier des Hôpitaux Est de Lyon, en face de l'Hôpital Edouard Herriot depuis avril 2009, l’hôpital privé Natecia est le résultat de la fusion de la maternité de la clinique Pasteur de Saint-Priest et de la clinique Monplaisir de Lyon 8e.

« Limiter au mieux les inégalités »

La clinique des Côtes du Rhône sera construite autour de trois axes majeurs à savoir : la médecine d’urgence, la chirurgie ambulatoire et le service de médecine. « Avec ce projet, nous avons du repenser la santé de proximité à commencer par les 180 places de parking, des urgences 24 h/24 d’où les patients seront pris en charge par des urgentistes diplômés et suivant le niveau de gravité, seront transférés sur un centre hospitalier. La Maison de santé, la pharmacie et le centre d’imagerie se situeront en rez-de-chaussée. Au premier niveau, l’ambulatoire et le service ophtalmologie, au second étage, la médecine avec 36 lits, des salons et cinq chambres hôtelières en toit terrasse pour les accompagnants », détaille Jean-Loup Durousset.

Cinq chambres hôtelières à 60 €/jour... Cela interpelle Patrick Bédiat, élu de l’opposition roussillonnais, qui fait remarquer au PDG de Noalys que la commune de Roussillon a deux quartiers en politique de la ville. Celui-ci s’interroge sur la pratique en matière de dépassement d’honoraires, sur l’avance des frais, tout simplement sur l’inégalité en matière de soins. Et Jean-Loup Durousset de répondre que le mode de fonctionnement restait compliqué. Et qu’il était prêt à envisager tout changement de statut de l’établissement de santé y compris le statut de salarié chez les praticiens qui tarifient pour la plupart en secteur 2.

Pour l’heure, les médecins du canton ont été approchés afin que leurs soient présentés le futur établissement de santé et les offres de soins. « Nous souhaitons une nouvelle forme de relation avec la population, le corps médical ainsi que les grands groupes du territoire afin de proposer l'offre la plus juste et limiter au mieux les inégalités », conclut Jean-Loup Durousset.

Lawrence  Krouwel
 



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