Fermer la publicité

Roman : Les Nefs de Pangée, de Christian Chavassieux

Loire le 15 octobre 2015 - Béatrice Bonnamour - Livres - article lu 250 fois

Roman : Les Nefs de Pangée, de Christian Chavassieux
Editions Memnos

Après l'affaire des vivants, le Roannais Christian Chavassieux signe son cinquième roman chez Mnemos, une fantasy opéra. Une immersion dans quelque 500 pages.

Qu'est-ce que Pangée ?

Pangée est le super-continent originel. La dérive des continents s'achèvera dans des millions d'années par une nouvelle contraction, une autre Pangée, rassemblant toutes les terres. Là, un peuple, les Ghiom, sacrifie tous les 25 ans, une gigantesque créature de l'océan : l'Odalim. Le roman s'ouvre sur l'échec de la neuvième chasse. Les Ghiom décident alors de construire une flotte d'une telle puissance que rien ne lui résistera désormais. Cette énorme armada prend le large, emportant dans ses flancs les dissensions nées à terre. Tandis que, sur Pangée, la civilisation amorce un moment critique, sur l'océan, le duel commence. Mais des bouleversements imprévisibles attendent les enfants de Pangée.

Est-ce que tout est imaginé ?

Bien sûr ! langues, rituels, modes alimentaires, faune et flore, habitats, costumes, géographie... C'est le grand plaisir de ce genre de littérature. Pour autant, un monde créé est toujours l'approche du nôtre. Ici, il me permet de décrire ce qu'est le basculement d'une civilisation. C'est cela, le sujet des Nefs de Pangée.

On parle de fantasy opéra pour Les Nefs...

Parce que c'est une tentative de spectacle total, par imitation : décors démesurés, chants, batailles épiques, grands caractères qui s'affrontent... Je voulais inviter le lecteur à vivre une épopée, entre l'Iliade, Salammbô, Moby Dick et Les Dix Commandements. Je voulais qu'il referme le livre avec des images plein la tête et une question tenace : quelle est la légitimité de l'Humanité ? Mais pour ça, il faut lire le livre...

Propos recueillis par Béatrice Perrod-Bonnamour

Les Nefs de Pangée, de Christian Chavassieux, 23 €, Memnos Ed.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide